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Le ministre-président flamand Matthias Diependaele à une réunion de concertation à Doel, avec les ministres flamands Annick De Ridder et Ben Weyts

Le gouvernement flamand s'engage à sauver Doel, qui doit devenir "un village à nouveau vivable d'ici 2027"

Le gouvernement flamand reste déterminé à poursuivre la mise en œuvre des accords conclus au sujet du village de Doel (Flandre orientale) et des polders de la rive gauche de l'Escaut. Les plus grands projets de l'Alliance Rive Gauche de l’Escaut devraient être achevés d'ici 2027. C’est ce qu’a confirmé le gouvernement de Matthias Diependaele lors d'une réunion avec toutes les parties prenantes.

Anne François
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L’Alliance pour l'avenir et la viabilité des polders de la rive gauche de l'Escaut a été conclue en 2022 par 13 parties, dont le gouvernement flamand, le port d'Anvers et la commune de Beveren (aujourd'hui Beveren-Kruibeke-Zwijndrecht). Cet accord a été qualifié d'historique à l'époque car, pour la première fois, il visait un équilibre entre le développement portuaire, le logement, l'agriculture, la nature et le patrimoine.

Le point central de cet accord est de permettre au port d'Anvers de s'étendre, mais tout en conservant le village de Doel comme une zone résidentielle prospère. Les polders environnants doivent également rester viables pour l'agriculture, la nature et le patrimoine.

«"La Flandre n'abandonnera pas la région environnante", déclare le ministre-président flamand Matthias Diependaele. "En tant qu'ancien ministre du Patrimoine immobilier, j'ai travaillé dur pour donner un avenir à Doel et à la zone des polders alentours. Aujourd'hui, je constate que ces efforts se traduisent par des résultats concrets."

Le village de Doel laissé à l'abandon

Progrès et investissements

Depuis 2022, plusieurs mesures ont déjà été prises. Une vision d'avenir pour Doel a ainsi été finalisée cet été, qui guidera la reconstruction du village. Par ailleurs, un plan patrimonial est en cours d'élaboration. Il déterminera la gestion des bâtiments et des paysages de valeur.

Le gouvernement flamand a également mis en place une équipe de programme chargée de coordonner le réaménagement de Doel, en collaboration avec la commune et les habitants. Parallèlement, deux bâtiments protégés - le Hooghuis et le Hof ter Walle - sont en cours de restauration par l'organisation patrimoniale Herita.

La Société de la Rive Gauche de l'Escaut (MLSO) a en outre décidé la semaine dernière d'investir un million d'euros par an dans la restauration des espaces publics de Doel jusqu'en 2030, en collaboration avec la commune de Beveren-Kruibeke-Zwijndrecht.

Des moyens supplémentaires et une échéance claire

Le gouvernement flamand reste donc déterminé à concrétiser les accords de l'Alliance de la Rive Gauche de l'Escaut d'ici 2027. Des ressources supplémentaires ont déjà été débloquées cet été à cet effet : 5 millions d'euros pour des projets d'infrastructures, via le Programme d'investissement intégré, et 3 millions d'euros pour la rénovation du patrimoine non protégé de Doel et des polders environnants.

D’après le gouvernement flamand, cela prouve que Doel n'est plus un village oublié. Grâce à des projets concrets, de nouveaux investissements et un calendrier précis, le village devrait redevenir un lieu de vie d'ici 2027, où logement, patrimoine et économie vont de pair.

"Grâce à l'Alliance, nous partageons une vision commune de l'avenir, des projets ont été lancés et, en tant que gouvernement flamand, nous continuons d'investir dans une région où patrimoine, logement et développement économique sont en équilibre", concluait le ministre-président flamand Matthias Diependaele.

Contraste entre un moulin historique (à g.) qui sera rénové à Doel et la centrale nucléaire (à dr.) qui domine le village

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