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Gurbet Cetinkaya exploite le fritkot De Lange Friet

Gurbet du fritkot de Lange Friet mange chaque jour sa portion de frites, "autrefois même le double"

Le savoir-faire des frituristes et la culture du fritkot en Belgique seront à l'honneur dès ce lundi et jusqu’au 12 novembre. Pour cette onzième édition de la Semaine de la Frite, Radio 2 a rencontré Gurbet Cetinkaya (photo) de la friterie gantoise De Lange Friet (littéralement ‘La longue frite’ en français). Depuis 30 ans elle mange quotidiennement une grande barquette de frites, sans s’en lasser. "Autrefois, j’en mangeais même deux par jour. Avec beaucoup de sel et de mayonnaise. De préférence aussi avec de la carbonade flamande ou des boulettes végétariennes", confiait-elle à la journaliste Margaux Bogaert de Radio 2.

Anne François Belga
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La Semaine de la Frite entend rappeler l'importance culturelle et sociale des frituristes, dont le métier évolue avec le contexte socio-économique. En Wallonie, la culture de la pomme de terre a une haute importance avec la mobilisation de 4.000 producteurs et l'occupation d'environ 45.000 hectares de terres, pour une production annuelle de 2 à 2,5 millions de tonnes, soulignent les organisateurs de l'événement. Ces pommes de terre sont destinées à différents marchés, dont celui des frites fraîches. L'ensemble des friteries wallonnes servent 130 tonnes de frites par jour. La Wallonie accueille d'ailleurs plus d'un tiers des 5.000 friteries de Belgique.

En Flandre, c’est le Centre flamand pour le marketing de l’agriculture et de la pêche (VLAM) qui organise la Semaine de la frite, pour mettre le secteur encore davantage en valeur. Le ministre flamand du Patrimoine Matthias Diependaele appelait quant à lui, en mai dernier, les villes, communes et exploitants du nord du pays à signaler les friteries jugées dignes d’être protégées.

Pour l’ouverture de la Semaine de la frite, Radio 2 s’est rendu à Gand (Flandre orientale) où Gurbet Cetinkaya exploite le fritkot De Lange Friet et raffole tellement de pommes de terre allumettes qu’elle manque chaque jour depuis 30 ans une grande barquette de frites, "bien salées et pleines de mayonnaise. De préférence avec de la carbonade flamande ou des boulettes végétariennes".

"Je me souviens encore que je mangeais déjà des frites tous les jours à l’âge de 9 ans. Je mangeais difficilement comme enfant, et ma mère préférait me donner des frites plutôt que je ne me laisse mourir de faim".

Adulte, Gurbet Cetinkaya a même mangé jusqu’à deux portions de frites par jour. "Mais mes enfants trouvent que ce n’est pas sain et m’ont demandé de réduire ma consommation". Gurbet doute que les frites aient une influence sur sa santé. "J’ai presque 40 ans et je ne vais pratiquement jamais chez le médecin. Je me suis déjà fait examiner et rien n’indique que la portion de frites quotidienne soit mauvaise pour ma santé".

"Je ne bois pas et ne fume pas. La portion de frites est mon petit péché mignon", plaisantait Gurbet. Ne se lasse-t-elle jamais des frites ? "Absolument pas. Chaque jour elles ont un autre goût. Rien qu’en pensant à la douce purée et l’enveloppe croustillante d’une frite, j’ai l’eau à la bouche".

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