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Le gouvernement reconnaît l'attentat du 16 octobre comme acte terroriste

Le Conseil des ministres a approuvé ce vendredi une proposition d'arrêté royal du ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne reconnaissant l'attentat du 16 octobre perpétré à Bruxelles et qui a coûté la vie à deux Suédois comme acte de terrorisme. L’association de victimes Life4Brussels réclame pour sa part une prise en charge adéquate des victimes de terrorisme.

Anne François Belga
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Cette reconnaissance du gouvernement fédéral permet aux victimes ou à leurs proches de bénéficier de l'aide de la commission d'aide aux victimes. L'attentat islamiste commis lundi soir a fait deux morts et un blessé, tous de nationalité suédoise.

L'auteur avait ensuite revendiqué le caractère islamiste de son acte dans une vidéo. Il a été abattu mardi matin par la police, dans un café à Schaerbeek, la commune où il résidait.

"Une prise en charge adéquate des victimes"

Alors qu'un nouvel attentat a touché lundi soir la Belgique, l'association de victimes Life4Brussels a rappelé que "le terrorisme demeure une menace réelle, et que la prise en charge adéquate des victimes est une nécessité incontournable qui ne peut s'improviser". L'attaque terroriste était le huitième attentat commis en Belgique en l'espace d'onze ans, retraçait l'organisation qui compte plus de 630 victimes.

"Cette nouvelle attaque terroriste nous interpelle sur la situation des victimes d'attentats en Belgique et suscite des préoccupations légitimes", soulignait sa présidente, Jamila Adda. Life4Brussels se montre notamment critique envers le cadre législatif actuel, qui est basé sur une logique assurantielle. Celui-ci ne permet pas "de garantir une prise en charge adéquate, ainsi qu'une réparation intégrale du dommage des victimes", déplore l'association. "En ce sens, tous les modes opératoires choisis par les auteurs de ces actes de terrorisme ne permettent pas de faire appel à une compagnie d'assurance", explique l’association, en illustrant par le fait qu'une attaque à l'arme à feu en pleine rue n'est à priori pas couverte par une assurance obligatoire.

L'organisation de victimes regrette par ailleurs qu'en cas de couverture, la victime soit soumise à une multitude d'interlocuteurs (assurances, commission pour l'aide financière aux victimes d'actes intentionnels de violence, service fédéral des Pensions,...) qui lui font "revivre le traumatisme à chaque fois". C'est la raison pour laquelle, au même titre que la Commission d'enquête parlementaire "attentat", Life4Brussels revendique depuis huit ans la création d'un fonds d'indemnisation. Si le projet de loi sur l'indemnisation des victimes de terrorisme du gouvernement fédéral a l'avantage de prévoir un "assureur désigné", il ne répond toutefois pas à la demande de simplification des procédures puisqu'il "laisse subsister cette multitude d'interlocuteurs et de procédures".

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