Environ 500 agriculteurs - venus pour une grande part à bord de leurs tracteurs - se sont rassemblés ce vendredi sur le site "Spoor Oost" à Borgerhout (Anvers), pour protester contre la politique menée par le gouvernement flamand pour réduire les émissions d'azote. Selon les organisateurs de la manifestation - un nouveau groupe d’action d’agriculteurs baptisé "Farmers Defence Force" (FDF) -, un millier de tracteurs sont sur place, venus de Brecht, Stabroek, Wijnegem et Anvers-même.
Des centaines d’agriculteurs protestent à Anvers contre le plan azote flamand
A coups de klaxon, les agriculteurs manifestent leur mécontentement à Anvers contre une politique de réduction des émissions d’azote qu’ils jugent beaucoup trop sévère à leur encontre et disproportionnée par rapport à ce qui est exigé de l’industrie.
Farmers Defence Force est une nouvelle organisation inspirée d'une organisation néerlandaise éponyme. "Contrairement au Boerenbond", le principal syndicat agricole en Flandre, "il est question ici d'une initiative d'agriculteurs et pas d'autres acteurs du secteur", expliquait son président Bart Dickens.
"Nous n'avons aucune ambition politique et ne sommes liés à aucun parti. Mais nous voulons être entendus car on est tout simplement en train de tuer les agriculteurs." La Farmers Defence Force reproche au gouvernement flamand de se baser sur des chiffres erronés sur les émissions d'azote d'origine agricole. Le gouvernement régional est aussi accusé de favoriser le secteur industriel, la Farmers Defence Force prenant l'exemple du mégaprojet de craqueur de méthane d'Ineos dans le port d'Anvers, dont le nouveau permis sera délivré "en quelques mois à peine", selon Bart Dickens.
Les slogans des manifestants et des appels à la démission visaient ce matin en premier lieu la ministre flamande de l'Environnement, Zuhal Demir (N-VA), mais aussi le bourgmestre anversois Bart De Wever (N-VA) et par extension tout son parti nationaliste flamand, qui sont accusés de vouloir tuer l’agriculture.
Comme annoncé, l'action n'a pas entraîné de blocage de la circulation routière. "Nous voulons essayer de gêner aussi peu que possible les citoyens. Mais si l'on ne nous écoute pas rapidement, des actions plus dures seront organisées", mettait en garde Bart Dickens.



