L’entreprise chimique belge a conclu un accord aux États-Unis pour régler une affaire de pollution aux PFAS pour 179 millions de dollars (l’équivalent de 164 millions d'euros). Solvay va également verser 214 millions de dollars (soit 196 millions d'euros) dans un fonds de contrôle de l'eau et des sols. Pendant plus de 30 ans, Solvay a produit des PFAS dans son usine de West Deptford, dans l'État du New Jersey.
Les PFAS sont un nom collectif désignant des milliers de produits chimiques qui n'existent pas à l'état naturel et qui sont difficilement ou pas du tout dégradables. Ils peuvent être nocifs pour la santé humaine. En 2019, le département de l'Environnement de l’Etat américain du New Jersey (NJDEP) a ordonné à Solvay, comme à d'autres entreprises responsables de pollution aux PFAS, de procéder à un nettoyage de l'environnement de ces substances perfluoroalkylées. Le groupe chimique belge ne l'ayant pas fait assez rapidement, le département a intenté une action en justice un an plus tard.
Afin de régler ce litige, Solvay a maintenant conclu un accord avec le NJDEP. L'entreprise lui versera ainsi 75 millions de dollars pour "dommages causés aux ressources naturelles". En outre, Solvay devra débourser 100 millions de dollars, que le département utilisera notamment pour les demandes d'indemnisation des parties lésées et pour la surveillance et l'assainissement des puits privés dans le vaste voisinage de l'usine.
L'agence gouvernementale peut également compter sur 3,8 millions de dollars pour le remboursement des coûts engagés. En outre, Solvay s'engage à tester la contamination du sol et de l'eau dans les environs immédiats du site de West Deptford et à l'assainir si nécessaire. À cette fin, l'entreprise va mettre en place un fonds de 214 millions de dollars. L'accord n'est toutefois pas encore définitif.
Une consultation publique est organisée jusqu'au 6 octobre et un tribunal devra ensuite donner son feu vert. Solvay a d'ores et déjà constitué une provision supplémentaire d'environ 230 millions d'euros. Ce montant s'ajoute aux 93 millions d'euros déjà mis de côté l'année dernière.


