Pendant l’épidémie de coronavirus, Solvay a vu les émissions de CO2 de ses voyages d'affaires diminuer de près de 70%. Le groupe chimique belge, qui emploie 21.000 personnes dans le monde, ne souhaite pas les voir augmenter à nouveau et a donc lancé une série de mesures, telles que décourager les voyages d'une journée en avion des membres de son personnel. Il y a un peu moins d’une semaine, l’Université d’Anvers annonçait interdire dorénavant à son personnel de prendre l’avion si le trajet en train vers la même destination dure moins de 8 heures. L’UA veut ainsi, notamment, réduire son empreinte écologique.
Le groupe chimique Solvay déconseille les voyages en avion d'une journée à son personnel
"La crise du Covid a changé beaucoup de choses, mais nous voyons que cela fonctionne malgré tout", explique Peter Boelaert, porte-parole de Solvay. Que ce soit pour le travail à domicile par exemple - les salariés sont toujours autorisés à télétravailler jusqu'à quatre jours par semaine - ou pour les voyages d'affaires, qui peuvent être remplacés dans de nombreux cas par des réunions en ligne.
"L'objectif est de maintenir nos habitudes de voyage aux niveaux post-corona en formant tous nos travailleurs sur la façon de réduire l'impact carbone de leurs déplacements par des actions positives, comme voyager moins ou choisir des options de voyage ayant un impact environnemental moindre", détaille Hervé Tiberghien, chief people officer de Solvay.
Le groupe chimique conseille notamment à ses salariés de se réunir physiquement moins souvent, de réduire le nombre de vols internationaux, d'éviter les voyages en avion d'une journée, de troquer la classe affaires contre l'économique et de prendre le train plutôt que l'avion lorsqu'une alternative existe.
Le CO2 encore émis lors de voyages d’affaires sera compensé (à 100 euros par tonne de CO2) dans un fonds soutenant des projets durables, précise Solvay.

