A la suite de l’arrêt de la cour d’appel d’Anvers dans l’affaire Sanda Dia, plusieurs manifestations ont déjà été organisées en Flandre et à Bruxelles pour protester contre les peines jugées trop légères à l’encontre des 18 membres du cercle estudiantin Reuzegom, qui ont été condamnés pour l’issue tragique du bizutage de l’étudiant Sanda Dia, fin 2018. Les juges de la cour de Gand souhaitent engager un débat sur la justice avec les élèves du secondaire. Ils ont envoyé une lettre aux directeurs de toutes les écoles secondaires gantoises, dans laquelle ils expliquent leur initiative et demandent de convenir d'un moment approprié pour la tenue d'un tel débat.
Affaire Sanda Dia : les juges gantois veulent expliquer la justice aux élèves du secondaire
L'arrêt rendu dans l’affaire Sandia Dia ayant généré un mouvement de protestation et d'indignation, les juges de Gand se portent volontaires pour dialoguer avec les jeunes sur la justice et répondre à toutes les questions qu'ils peuvent avoir à ce sujet.
"Les juges sont favorables à un débat ouvert sur la justice. Cependant, un tel échange ne peut se concrétiser que s'il est mené avec des informations correctes. C'est pourquoi les juges ont pris cette initiative", précise un communiqué de la division gantoise du tribunal de première instance de Flandre orientale.
Plus globalement, les juges souhaitent s'entretenir avec les générations futures. "Nous sommes convaincus que la justice doit communiquer davantage sur le rôle et la tâche du juge, ainsi que sur l'importance de ce dernier pour la démocratie", déclarent-ils. Les juges craignent notamment que la méfiance de la jeune génération à l’encontre de la justice ne continue de croître.
Actuellement, l'initiative provient uniquement des juges de Gand (Flandre orientale). On ignore si d'autres tribunaux emboiteront le pas. Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, s’est déjà entretenu ce jeudi soir avec des étudiants à Louvain au sujet du procès lié à la mort de Sanda Dia.


