Une conférence de presse avait lieu ce mardi (photo) à la résidence officielle du gouverneur de la province du Limbourg, Jos Lantmeeters, pour dresser un bilan des dégâts occasionnés entre vendredi soir et dimanche soir par les quelque 10.000 participants au festival clandestin de musique électronique underground qui a eu lieu sur le domaine militaire de Brustem, près de Saint-Trond dans le Limbourg. Au total, neuf participants ont été transportés à l'hôpital venant de la rave party pendant de laquelle beaucoup d'alcool et de drogues ont été consommés, indique le gouverneur. Et jusqu’à présent neuf arrestations judiciaires et une administrative ont eu lieu. Les personnes ont entretemps été libérées, dans l’attente de la poursuite de l’enquête.
Rave party illégale à Brustem : 9 arrestations et des centaines d’infractions recensées
Quinze appels ont été reçus via la centrale d'urgence 112. Trois d'entre eux ont été gérés par une équipe SMUR et onze autres ont été pris en charge par une ambulance de la zone de secours Limbourg Sud-Ouest. Un patient a été directement soigné sur place. Neuf personnes ont, elles, été transférées vers l'hôpital Sint-Trudo. Pour les cinq appels restants, les personnes n'ont pas été retrouvées sur les lieux de la rave party.
"Le fonctionnement de l'hôpital Sint-Trudo et des hôpitaux environnants ne doit pas être compromis. C'est pourquoi nous avons également mobilisé la protection civile sur le terrain", a précisé le gouverneur Lantmeeters (photo). Des secouristes de la Croix-Rouge flamande et de la Vlaams Kruis étaient aussi sur le pont.
De son côté, la Défense a déployé seize membres de la police militaire pour effectuer des contrôles aux abords immédiats du site. En outre, 120 militaires ont été appelés pour balayer le site à l'issue de la fête clandestine.
677 personnes et 324 véhicules contrôlés
Au cours du week-end, 523 policiers des polices locale et fédérale ont contrôlé un total de 677 personnes et 324 véhicules dans le cadre de la rave party illégale, a fait savoir de son côté ce mardi le procureur limbourgeois Guido Vermeiren. Ces contrôles ont mené au retrait de 45 permis de conduire.
Trente-six procès-verbaux ont par ailleurs été dressés pour conduite sous influence de stupéfiants et 49 règlements à l'amiable immédiats ont été convenus pour possession de stupéfiants. De plus, 212 perceptions immédiates pour stationnement sauvage ont été enregistrées.
Vingt procès-verbaux judiciaires ont par ailleurs été dressés pour des faits de drogue et neuf personnes ont été arrêtées, notamment parmi les organisateurs présumés de la rave party. Pour le parquet du Limbourg, il est important d'en savoir plus sur les organisateurs afin que les dommages et les frais puissent être récupérés auprès de ces personnes.
Des recherches sur le terrain de 400 hectares et les réseaux sociaux sont donc nécessaires pour constituer le dossier, a expliqué Guido Vermeiren. Les infractions pénales qui ont été commises comprennent notamment l'intrusion dans un domaine militaire (passible d'une peine d'un an de prison) et les violations du décret sur l'environnement (passibles d'une peine de 5 ans). L'agence Nature et Forêts (ANB) a d'ailleurs annoncé qu’elle déposera plainte, en concertation avec la ministre flamande de l'Environnement et de la Justice Zuhal Demir.
Des infiltrations à l’avenir ?
Le gouverneur de la province du Limbourg, Jos Lantmeeters, plaide en faveur d’une modification de la législation qui permette à la police d’infiltrer par exemple des groupes sur Facebook où sont annoncées les rave parties illégales.
Il estime en outre que les peines devraient être plus sévères. "N’oubliez pas qu’il n’est pas punissable de prendre part à une fête illégale. Sauf si des stupéfiants y sont consommés ou si des choses sont endommagées".
Steve Provost, chef de corps de la police locale de Saint-Trond-Gingelom-Nieuwerkerken, espère également qu’il deviendra possible à l’avenir de récolter des informations en amont sur un événement clandestin de ce type. A l’heure actuelle, une enquête n’est autorisée que dans le cas de réelles activités criminelles.


