Depuis ce 1er janvier, le nombre d'interventions médicales qui peuvent être réalisées en hospitalisation de jour (sans devoir passer au moins une nuit à l’hôpital) s'est considérablement étoffé, passant de 246 à 551 types d’interventions différentes. C’est ce qu’a indiqué le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, à l'occasion d'une visite à l'hôpital de jour de l'UZ Louvain. Les patients plus âgés ou plus fragiles pourront encore, en concertation avec leur médecin, loger une nuit à l’hôpital après l’intervention, afin d’y bénéficier aussi d’une observation.
Plus de 550 interventions médicales maintenant autorisées en hospitalisation de jour
Pour toute une série d'opérations médicales - comme le placement d'une prothèse du genou ou de la hanche, ou encore une opération de la vésicule biliaire ou de l'appendice - les patients ne sont dorénavant plus obligés de passer la nuit à l'hôpital, selon de nouvelles règles d'application dans les hôpitaux de jour. Celles-ci n'ont toutefois pas un aspect contraignant. Les patients qui, notamment en raison de leur âge ou d'éventuelles comorbidités, ont besoin d'une hospitalisation traditionnelle peuvent toujours y recourir, en concertation avec leur médecin.
L'hospitalisation de jour a l'avantage pour les patients de les éloigner de chez eux moins longtemps. De plus, une convalescence à domicile se déroule généralement mieux qu'à l'hôpital. Le risque d'y contracter une infection nosocomiale y est logiquement plus faible. La différence de coût entre une hospitalisation de jour et un séjour plus long à l’hôpital n’est pas négligeable non plus.
Les hôpitaux privilégient aussi autant que possible les hospitalisations de jour. Celles-ci leur permettent notamment de mieux faire face à la pénurie de personnel hospitalier, précisait Johan van Loon, président de l'UZ Louvain.
"Pas une économie mais un investissement"
Le nombre d’interventions médicales qui peuvent maintenant être réalisées en hospitalisation de jour est passé au 1er janvier de 246 à 551, soit plus du double. D’après une estimation prudente, cette modification pourrait faire passer le nombre total d’interventions en hôpital de jour de 644.000 à quelque 865.000 par an, alors que le nombre d’interventions chirurgicales avec une hospitalisation classique devrait passer de 700.000 à 479.000 par an.
Le ministre fédéral de la Santé souligne qu’il ne s’agit pas là d’une économie. En effet, les moyens qui étaient jusqu’ici consacrés à des nuitées inutiles à l’hôpital seront investis ailleurs dans les hôpitaux.
Moins de nuits passées à l’hôpital après une intervention devrait aussi résulter en un allègement du travail du personnel soignant, notamment pendant la nuit et le week-end. Permettre davantage d’interventions en hospitalisation de jour devrait donc aussi permettre de lutter contre la pénurie de personnel et de lits disponibles dans les hôpitaux belges. Une pénurie qui s’est encore manifestée pendant les deux années d’épidémie de coronavirus, et même actuellement alors que l’épidémie de grippe s’est déjà installée dans le pays.


