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L’épidémie de grippe se confirme, l’hôpital universitaire de Louvain reporte les soins non urgents

D’après l’Institut de santé publique Sciensano, toutes les conditions sont actuellement remplies pour pouvoir parler d’une épidémie de grippe en Belgique. "Ce n’est pas seulement le nombre de patients affectés qui se présentent chez les généralistes, mais aussi le nombre de patients qui sont hospitalisés et le nombre de tests positifs dans les laboratoires qui satisfont aux critères d’une épidémie", indique le virologue Steven Van Gucht. L’hôpital universitaire de Louvain (UZ Leuven) a déjà décidé de reporter les interventions et les soins qui ne sont pas urgents - soit environ 30% des soins prévus.

Anne François
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Il y a deux semaines, Sciensano évoquait pour la première fois l’arrivée d’une épidémie de grippe - plus tôt que les années précédentes - alors qu’un patient sur cinq qui se présentait chez le généraliste avec des symptômes de grippe saisonnière se révélait être effectivement contaminé. Entretemps, un nombre croissant de patients grippés sont admis dans les hôpitaux.

"Il y a maintenant environ autant de patients dans les hôpitaux qui ont la grippe que ceux qui ont contracté le Covid-19", précisait le virologue Steven Van Gucht (photo). "Mais il se pourrait que le nombre de patients grippés dépasse bientôt celui des patients qui ont le coronavirus".

Van Gucht précise qu’il ne s’agit que du début de l’épidémie. Il attend le pic de contaminations d’ici trois à quatre semaines. "Ce que nous constatons actuellement n’est certainement pas anormal, mais cela deviendra une lourde épidémie de grippe. Les personnes qui font partie du groupe de patients à risque peuvent encore toujours se faire vacciner. Il n’est pas trop tard. Il reste des vaccins".

La pression augmente dans les hôpitaux

Une enquête menée par VRT NWS auprès des hôpitaux révèle qu’ils ont de plus en plus d’admissions. Ce ne sont pas que des patients grippés, mais aussi des gens souffrant d’infections des voies respiratoires, comme le coronavirus et le virus respiratoire syncytial (VRS).

Les différents virus qui circulent actuellement n’affectent pas seulement les patients, mais aussi le personnel soignant. A l’hôpital universitaire de Louvain, qui manque de personnel de façon structurelle, les soins qui ne sont pas urgents doivent donc être reportés. Pour l’instant, seuls 70% des lits peuvent en effet être alloués à des patients.

"En décembre, il y avait avant tout beaucoup de patients en pédiatrie, en raison d’un pic de contaminations au virus respiratoire syncytial. Mais depuis les vacances de Noël, on voit aussi arriver des personnes plus âgées avec des infections des voies respiratoires, dont notamment beaucoup de cas de grippe. Nous nous attendons à une lourde saison de grippe. Combiné à de nombreuses absences pour maladie de membres du personnel, cela fait énormément monter la pression de travail", expliquait Gert Van Assche, médecin en chef de l’UZ Leuven.

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