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Nouvelles mesures contre la violence liée à la drogue à Bruxelles : interdiction de trottinettes dans les "points chauds" et couvre-feux

Le ministre-président de la Région bruxelloise Boris Dilliès (MR) a signé un arrêté de police instaurant un cadre de lutte contre le narcotrafic et les violences associées. Ainsi, dans les quartiers bruxellois les plus durement touchés par la violence liée au trafic de drogues, une interdiction des trottinettes électriques est mise en place. Par ailleurs, les bourgmestres se verront conférer le pouvoir de prendre des mesures supplémentaires - y compris des couvre-feux - pour faire face à de graves menaces en matière de sécurité.

Anne François Anne Francois Belga
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Les arrêtés précédents étaient prolongés tous les six mois depuis le lancement de la stratégie régionale en 2024. Ce dispositif est désormais durable, évalué et adaptable rapidement, a annoncé Boris Dilliès ce mercredi. Selon les chiffres de la Région bruxelloise, 74 fusillades ont eu lieu dans la capitale entre le 1er janvier et le 30 septembre de cette année. Ces incidents ont fait 2 morts et 28 blessés. Ces fusillades sont liées à des conflits dans lemilieu du trafic de drogue.

Le nouveau cadre de lutte contre le narcotrafic comprend quelques nouveautés, comme l'interdiction de circulation et de stationnement des trottinettes électriques, partagées ou privées, dans les hotspots ("points chauds"). De manière générale, le ministre-président fixe dans toute la Région-Capitale des règles communes (interdiction des engins pyrotechniques régulièrement utilisés contre les policiers et les services de secours, et interdiction de vente du protoxyde d'azote, sauf aux professionnels).

Dans les 19 hotspots où le trafic est le plus concentré, les mêmes règles renforcées s'appliquent partout. L'interdiction de circulation et de stationnement des trottinettes électriques, partagées ou privées, s'appuie sur le constat suivant: entre janvier 2025 et juillet 2026, une trottinette a été utilisée dans plus d'un quart des fusillades liées au narcotrafic, pour tirer ou pour fuir.

Le ministre-président bruxellois Boris Dilliès a signé un arrêté de police instaurant un cadre de lutte contre le narcotrafic et les violences associées.

L'option du couvre-feu

Autre nouveauté: chaque hotspot est évalué tous les trois mois par le bourgmestre de la commune concernée. Un quartier peut être ajouté ou retiré à la demande de celui-ci.

Sont maintenues les interdictions de s'y rendre dans le seul but d'acheter de la drogue, d'y consommer de l'alcool sur la voie publique et de vendre de l'alcool à emporter entre 22h et 6h (sauf dans l’Horeca). Idem pour les contrôles d'identité, saisies administratives et fouilles de sécurité par la police, 24h/24.

Au niveau des mesures à prendre dans l’éventualité d’une menace grave, lorsque la situation l'exige, un bourgmestre peut aller plus loin dans un hotspot en fixant une zone de circulation réservée aux riverains, en interdisant les rassemblements, en imposant la fermeture nocturne d'établissements, mais aussi un couvre-feu ou une limitation de vitesse.

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