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La ministre flamande Hilde Crevits (au centre) a lancé la campagne "Spreektaal" au supermarché Albert Heijn de Rumbeke (Flandre occidentale).

La campagne "Spreektaal" lancée dans un supermarché à Rumbeke : "Aidez les allophones en néerlandais"

La ministre flamande Hilde Crevits (CD&V) a lancé la campagne "Spreektaal" (Langue parlée, de tous les jours) au supermarché Albert Heijn de Rumbeke (Flandre occidentale). À l'occasion de la "Semaine du néerlandais ", elle invite les clients à aider - en néerlandais - les personnes dont ce n'est pas la langue maternelle et qui demandent des renseignements dans un néerlandais hésitant. Dès ce mardi, tous les employés du grand magasin portent un badge indiquant "Nous sommes ouverts à la conversation".

Anne François Barbara De Jonckheere
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"Aujourd'hui, nous lançons un appel tout particulier", souligne la ministre flamande de l’Intérieur et de l’Intégration. "Lorsque vous faites vos courses et que vous rencontrez des personnes cherchant des informations sur un produit dans un néerlandais approximatif, aidez-les en néerlandais. Chaque année, des centaines de milliers de personnes commencent des cours de néerlandais. Elles cherchent des endroits pour pratiquer la langue."

Un coin du magasin a été aménagé pour permettre aux gens de prendre un café et de discuter entre eux. Selon Hilde Crevits, certaines personnes hésitent à demander de l'aide par peur de faire des erreurs de langue. "Mais si vous faites cette démarche, vous avez la garantie d'être aidé en néerlandais", assure-t-elle.

La ministre affirme avoir été elle-même surprise au départ qu'un supermarché puisse jouer un rôle dans le domaine de la pratique du néerlandais. Cette perception a changé lorsqu'elle a entendu l'histoire d'une femme qui, il y a vingt ans, ne parlait pratiquement pas le néerlandais. Elle avait demandé à une autre cliente où se trouvaient les aubergines. Une amitié est née de cet échange. "Aujourd'hui, vingt ans plus tard, elles sont meilleures amies."

Faire des erreurs fait partie de l’apprentissage

Jean-Paul Fraeyman est le gérant du supermarché situé rue Koestraat à Rumbeke. Il constate que de nombreuses personnes allophones postulent lorsqu'il recherche du personnel. "Plus ils maîtrisent la langue, plus leur intégration est facile, tant au niveau du fonctionnement du magasin que dans leur vie personnelle", explique le gérant.

Il souhaite que les clients sachent que faire des erreurs en apprenant le néerlandais fait partie du processus et n'est "absolument pas perçu négativement".

Apprendre aussi le dialecte local

Carolina Sergant, responsable marketing du magasin, indique qu'elle discute fréquemment de la formation en néerlandais avec les membres du personnel. "Je suis moi-même d'origine arabe et j'ai pu m'intégrer grâce à la langue", explique Sergant.

"Bon nombre de nos employés ont un parcours d'intégration. Ils ont débuté ici par le biais du centre public d’action sociale, de programmes d'apprentissage en alternance ou de formations du VDAB", l’Office flamand pour l’emploi. Selon Carolina Sergant, les employés peuvent également se familiariser avec le dialecte de Flandre occidentale sur le lieu de travail, au fil de leurs échanges avec les clients.

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