Depuis ce lundi, les élèves de l’enseignement pour adultes à Hasselt (Limbourg) peuvent s’exercer à parler néerlandais dans le cadre du projet "Taalarena". Ils peuvent notamment engager la conversation avec le personnel de la bibliothèque. À terme, l’initiative sera étendue à d’autres services de la ville, comme la Maison de l’enfant, les musées ou l’hôtel de ville.
À Hasselt, un projet aide les personnes qui apprennent le néerlandais à pratiquer la langue au quotidien
Layla s’avance timidement vers une employée de l’accueil de la bibliothèque. Sur son pull, un badge porte le message : "Voulez-vous parler néerlandais avec moi ?" "Bonjour, je m’appelle Layla", dit-elle avec hésitation. Originaire du Maroc, elle vit en Belgique depuis 20 ans et souhaite améliorer son néerlandais. "J’en ai besoin pour aller chez le médecin ou pour aider mes enfants à faire leurs devoirs", explique-t-elle.
Les conversations ne sont pas improvisées. Les apprenants s’exercent d’abord à ces situations en classe. De leur côté, les employés de la ville de Hasselt ont suivi une formation dispensée par l’Agence pour l’intégration et l’intégration civique (Agentschap Integratie en Inburgering), afin d’apprendre à communiquer plus clairement avec les personnes qui ne parlent pas le néerlandais comme langue maternelle.
À la bibliothèque, l’employée de l’accueil porte elle aussi un badge, sur lequel on peut lire : "Avec moi, vous pouvez parler néerlandais". Elle s’exprime particulièrement lentement et utilise des mots simples. "Grâce à la formation que nous avons suivie, nous utilisons beaucoup de phrases simples et de synonymes plus faciles à comprendre », explique Marleen Busselen, de la bibliothèque de Hasselt. « Nous pouvons aussi montrer les choses visuellement et prendre le temps de les expliquer calmement."
Oser parler néerlandais
Les élèves qui portent aujourd’hui un badge à la bibliothèque sont originaires de pays comme la Syrie, le Maroc ou le Nigeria. Ils suivent des cours au Centre provincial d’enseignement pour adultes (Provinciaal Centrum voor Volwassenenonderwijs, PCVO) et chez Ligo Limburg Zuid.
"Le néerlandais est une langue difficile" reconnaît Marleen Martens, enseignante. "Il existe différentes façons de la maîtriser, et Taalarena en est une. Il est important de pouvoir s’exercer dans des situations concrètes. Je constate que cela les aide à oser parler plus rapidement dans d’autres lieux".
Le néerlandais, langue véhiculaire à Hasselt
À Hasselt, le projet démarre ce lundi à la bibliothèque. "Le néerlandais est la langue commune qui nous relie les uns aux autres", souligne Dymfna Meynen (N-VA-Anders).
La ville souhaite ensuite étendre l’initiative à d’autres services, notamment la Maison de l’enfant, les musées et l’hôtel de ville.
