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Budget flamand : après la polémique sur une "erreur de calcul", le gouvernement flamand valide finalement l’accord

Le gouvernement flamand est finalement parvenu à un accord budgétaire mercredi midi. Un nouveau tableau présenté par le ministre du Budget, Ben Weyts (N-VA), a été approuvé par les trois partis de la coalition, après que Vooruit eut retiré provisoirement son accord mardi soir. Le ministre-président Matthias Diependaele (N-VA) pourra donc prononcer sa déclaration de septembre à 14 heures au Parlement flamand.

Eric Steffens Belga
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Le gouvernement flamand tient finalement son accord budgétaire. "Le tableau est à présent en ordre", indique-t-on dans l’entourage du ministre-président Matthias Diependaele.

Un accord politique avait déjà été trouvé mardi soir, mais Vooruit avait ensuite retiré son soutien, estimant que le tableau budgétaire présenté par Ben Weyts ne correspondait pas aux accords conclus entre les partenaires de la coalition.

Le ministre flamand du Budget a présenté mercredi matin un nouveau tableau, qui a finalement été approuvé par les trois partis du gouvernement flamand.

Matthias Diependaele peut dès lors se rendre au Parlement flamand, où il prononcera à 14 heures sa déclaration de septembre. Il y présentera les grandes lignes de l'accord budgétaire.

Un accord budgétaire difficile à arracher

L'exercice s'est avéré particulièrement ardu, avec de grandes divergences de fond entre les partenaires de coalition, les nationalistes de la N-VA, les chrétiens démocrates du CD&V et Vooruit. Vers 19h00 mardi soir, le ministre-président Matthias Diependaele (N-VA) avait cependant annoncé une fumée blanche.

Le budget flamand renoue avec l'équilibre, une première depuis 2019

"Le délai est écoulé, nous avons un accord. Après la plus grande opération budgétaire à laquelle un gouvernement flamand ait jamais été confronté, nous ramenons le budget à l'équilibre. C'est le fondement d'une Flandre chaleureuse et prospère", a déclaré M. Diependaele sur X.

Pour la première fois depuis 2019, le budget flamand renoue avec l'équilibre. Pour atteindre cet équilibre, la coalition N-VA-CD&V-Vooruit a pris une série de mesures impopulaires, allant d'une hausse des droits d'enregistrement à des économies dans les allocations familiales ("Groeipakket") et des titres-services plus chers. Un effort nécessaire pour ne pas "reporter les dettes sur les générations futures", a invoqué le ministre président Matthias Diependaele.

Le fait que la N-VA ait également dû accepter une augmentation des droits d'enregistrement, alors que le parti n'a cessé de réduire ces taxes ces dernières années, est, selon M. Diependaele, tout à fait justifiable au vu de la conjoncture économique difficile. "Quiconque suit l'actualité sait que le monde change et que nous sommes sous pression. Nous devons veiller à ce que la situation ne s'aggrave pas davantage à l'avenir", a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement flamand insiste sur le fait qu'il existe un "juste équilibre" dans la répartition des efforts. C'était là un point sur lequel le parti Vooruit, en particulier, n'avait cessé d'insister dans la dernière ligne droite.

L'exercice s'est avéré particulièrement ardu, avec de grandes divergences de fond, ce qui est logique "avec trois partis aux points de vue très divergents". L'atmosphère est toutefois restée "courtoise et correcte" autour de la table, a-t-il conclu.

Augmentation du prix des titres service et des droits d'enregistrement

Lundi, les discussions avaient dû être interrompues en raison d'un double malaise: celui de la vice-ministre-présidente Hilde Crevtis et celui d'un chef de cabinet Vooruit.

Plusieurs sources ont confirmé mardi soir que le tableau présenté lundi après-midi n'avait guère évolué. De nombreuses informations à ce sujet ont d'ailleurs déjà fuité.

Pour les 175 premiers titres-services, le prix passe de 10 à 12 euros. À partir du 176e chèque, le prix passe à 13 euros.

Les droits d'enregistrement pour l'achat d'une première résidence ou d'une résidence principale passeront de 2 à 3%. Et ce, alors que ces droits venaient à peine d'être ramenés à 2%.

Concernant les allocations familiales, la limite pour pouvoir percevoir un montant pour son enfant étudiant passe de 25 à 23 ans. De plus, l'aide initiale de 1.300 euros ne sera plus versée que pour le premier enfant.

Par ailleurs, la baisse prévue des droits de succession est reportée et réduite de moitié. Dans le domaine du Bien-être, le renforcement prévu des capacités sera également revu à la baisse. La ministre du Bien-être, Caroline Gennez (Vooruit), devra donc se contenter d'un montant inférieur au 1,1 milliard d'euros supplémentaires prévu.

Il a toutefois été convenu que des moyens seraient alloués au nouvel accord social dans le secteur des soins de santé.

Les pouvoirs locaux et les entreprises mis à contribution

Les administrations locales devront, elles aussi, mettre la main à la poche. On table ainsi sur un montant de 240 millions d'euros en 2029, notamment grâce à une indexation moins forte des ressources provenant du Fonds communal. Sur cet effort, 30% concerneront Anvers.

Les subsides font, eux, l'objet de coupes importantes et des économies sont réalisées au niveau du fonctionnement de l'administration publique.

La société de transport De Lijn recevra moins d’argent que ce qui lui avait été promis : les 50 millions d’euros supplémentaires annoncés sont réduits de moitié, à 25 millions d’euros.

Les entreprises sont également visées par les économies: le "porte-feuille PME", un mécanisme permettant aux entreprises d'acheter des formations, sera supprimé. Un certain nombre de réductions flamandes restantes sur les cotisations ONSS, notamment celles liées au recrutement de chômeurs de longue durée, feront également l'objet d'une refonte.

Matthias Diependaele fournira davantage d'explications mercredi lors de sa "déclaration de septembre" devant le Parlement flamand.

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