Quatre festivals artistiques de Flandre occidentale vont collaborer à partir de l’an prochain. Les Triënnales de Bruges et de Courtrai, la Triënnale Beaufort sur la côte et le Kunstenfestival Watou ont créé une plateforme baptisée Coppa (pour Contemporary Platform for Public Art in Flanders). Cette collaboration doit leur permettre d’attirer davantage de visiteurs internationaux. La plateforme bénéficiera d’une subvention de 2,5 millions d’euros du gouvernement flamand.
Quatre grands festivals artistiques de Flandre occidentale unissent leurs forces sous la bannière de Coppa
Pour le public, la collaboration entre les Triënnales de Bruges et de Courtrai, la Triënnale Beaufort et le Kunstenfestival Watou sera visible au niveau des œuvres d’art. Certaines installations et certains panneaux renverront ainsi vers les trois autres festivals. Une grande œuvre sera présentée dans les quatre festivals. En 2027, il s’agira d’une création de Joris Van de Moortel.
"Ma mission en tant qu’artiste était de créer une œuvre qui tienne compte des quatre histoires uniques racontées par les commissaires de chacun des festivals", explique Joris Van de Moortel. "Je ne peux pas encore en dire trop sur l’œuvre elle-même."
"Je travaillerai en tout cas avec quatre symboles et les visiteurs pourront participer de manière interactive. Une œuvre commune sera présentée dans chacun des quatre festivals, mais les différents lieux lui donneront à chaque fois une identité propre."
Chaque festival conservera son identité
L’objectif est que chaque festival conserve son propre caractère : Beaufort présente de l’art sur la côte, la Triënnale de Bruges associe l’art à la ville historique, la Triënnale de Courtrai fait le lien avec la ville contemporaine et Watou associe arts visuels et poésie dans un environnement rural.
"La Flandre occidentale compte aujourd’hui quatre festivals artistiques qui se sont chacun forgé une solide réputation", estime Jurgen Vanlerberghe (Vooruit), député provincial et président de Westtoer. "En unissant nos forces, nous pouvons également mieux faire connaître cette histoire au-delà de la Flandre."
La plateforme commune s’appelle Coppa, pour Contemporary Platform for Public Art in Flanders. "Nous allons surtout collaborer en coulisses. Nous allons coordonner notre communication et échanger nos bonnes pratiques."
"Dans notre communication, et certainement à l’international, nous présenterons COPPA 27 comme un nouvel événement, dans le cadre duquel se dérouleront les quatre événements existants. Il ne s’agit absolument pas d’une opération d’économies, mais d’une ambition", précise Jurgen Vanlerberghe.
Une subvention de 2,5 millions d’euros
L’objectif est donc d’attirer davantage de visiteurs internationaux. Pour cela, la plateforme bénéficiera d’une subvention de 2,5 millions d’euros du gouvernement flamand, alors que les budgets sont actuellement sous pression. "Malheureusement, nous avons déjà dû réaliser d’importantes économies dans le domaine des événements", reconnaît la ministre flamande du Tourisme Melissa Depraetere (Vooruit).
"Nous avons uniquement conservé les événements dont je pense qu’ils apporteront une plus-value considérable et généreront d’importantes retombées économiques et sociétales. Une grande attention est également accordée aux établissements horeca et aux hôtels locaux. Nous avons choisi des festivals comme ceux de Flandre occidentale, qui peuvent toucher un très large public."
"Nous croyons en ce projet, car les festivals artistiques sont très accessibles. D’une œuvre d’art sur la Grand-Place de Courtrai aux œuvres installées sur nos plages, elles se trouvent toutes dans l’espace public. C’est facilement accessible : les visiteurs ne doivent pas acheter de billet. De cette manière, nous pouvons aussi donner aux jeunes le goût de l’art."
"Je suis une fervente défenseure des investissements dans la culture, car la culture n’a pas seulement une ambition artistique, elle a aussi une ambition universelle : toucher les gens et les rassembler", ajoute la ministre flamande de la Culture Caroline Gennez (Vooruit).
"La culture génère également des retombées économiques. Pour chaque euro que nous investissons dans la culture, nous en récupérons trois. Alors continuons à investir. Nous ne pouvons pas construire une société soudée sans une culture qui nous rassemble."

