Ces derniers jours, cinq nouveaux cas probables d'infection humaine par le virus du Nil occidental ont été signalés en Belgique, mais aucune de ces personnes ne serait gravement malade. Il s'agit de trois cas en Flandre et deux cas à Bruxelles. Le nombre total de cas - suspectés ou confirmés - d’infection humaine au virus s'élève désormais à dix. Deux cas auraient été contractés localement à Bruxelles, indique ce jeudi l'administration bruxelloise de la Santé Vivalis. Son pendant flamand, Departement Zorg, fait état de huit cas suspectés au nord du pays. Aucun cas n'a été notifié en Wallonie, y compris en Communauté germanophone.
Cinq nouveaux cas probables d'infection au virus du Nil occidental en Flandre et à Bruxelles
A Bruxelles, il s'agissait d'un résident de la capitale, qui ne présente plus de symptômes et d'un touriste italien rentré dans son pays sans présenter de symptômes aigus.
En Flandre, huit cas d'infection sont fortement suspectés. "Outre les cinq cas probables déjà connus à la fin de la semaine dernière, trois autres personnes ont donc probablement été infectées, à nouveau dans les provinces d'Anvers et du Brabant flamand", précise le Département Sins. Une personne a été hospitalisée en raison de symptômes neurologiques, mais son état s'améliore désormais.
La situation était attendue et le risque d'infection reste faible, rassure Vivalis. L’administration bruxelloise recommande tout de même, principalement aux personnes vulnérables, de se protéger contre les moustiques jusqu'à la fin de leur saison, à savoir fin octobre.
"Pour rappel, le virus du Nil occidental ne se transmet à l'être humain que par la piqûre d'un moustique infecté. Quelque 80% des personnes infectées ne développent aucun symptôme. Parmi les 20% qui présentent des signes cliniques, il s'agit généralement d'un syndrome grippal bénin (fièvre, maux de tête, fatigue).
Moins de 1% des cas évolue vers une forme grave, avec des complications neurologiques. Les personnes âgées et les personnes immunodéprimées présentent un risque plus élevé de forme sévère", explique Vivalis.
Les autorités sanitaires du pays suivent la situation de près et estiment qu'à "l'heure actuelle, le risque pour la santé publique en Belgique est jugé très faible pour la population générale".

