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Le président de Groen, Aimen Horch, brièvement arrêté à Anvers en marge d'une manifestation pro-palestinienne

Cinq heures après avoir été interpellé en rue par la police anversoise, dans le cadre d’une manifestation pro-palestinienne, le président du parti écologiste flamand Aimen Horch a recouvré la liberté mardi vers 1h du matin. C’est ce qu’il confirmait quelques heures plus tard via les réseaux sociaux. Selon les forces de l'ordre, Horch a "résisté" alors que la police tentait de repousser la foule. En réaction, le président de Groen a affirmé que la bourgmestre anversoise Els van Doesburg (N-VA) avait "décidé d'adopter une approche musclée à l'encontre de militants en pleine manifestation pacifique". Le drapeau qui flotte toujours à l’hôtel de ville de la métropole continue de diviser la coalition anversoise.

Anne François Belga
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Aimen Horch a été interpellé lundi soir par la police alors qu'il participait à la manifestation hebdomadaire de soutien à la cause palestinienne organisée en marge du conseil communal d’Anvers, demandant de retirer le drapeau israélien de la façade de l'hôtel de ville pour le remplacer par un symbole de paix. Onze autres personnes ont été arrêtées administrativement en même temps que lui, pour être finalement libérées avec Horch vers 1h du matin dans la nuit de lundi à mardi.

La Coalition pour la Palestine proteste contre la présence du drapeau israélien parmi les bannières internationales de la façade de l'hôtel de ville pendant la saison touristique. La N-VA veut maintenir ce drapeau tandis que le parti socialiste Vooruit - son partenaire de coalition - veut l'enlever, ce qui provoque le statu quo. La situation est restée inchangée à l'issue du conseil communal de lundi, grâce notamment au soutien du Vlaams Belang, parti d'extrême droite.

Selon Groen, deux motions du parti demandant la même chose et requérant de revoir la politique d'affichage de couleurs nationales sur l'hôtel de ville ont été rejetés lundi soir au conseil communal par les élus locaux N-VA, soutenus par le Vlaams Belang.

Les tensions demeurent

Ce n'était pas la première fois qu'une confrontation éclate entre la police et une partie des manifestants à la suite d'une discussion concernant le lieu de la manifestation: celle-ci est en effet généralement interdite devant l'hôtel de ville-même. Plusieurs manifestants ont dès lors été repoussés par la police hors de la Grand-Place d'Anvers.

Groen avait déjà réagi avec indignation à l'arrestation d'Aimen Horch et onze autres personnes, arguant qu'il s'agissait d'une "manifestation pacifique". Le parti écologiste flamand a rappelé, par la voix de sa conseillère communale Meyrem Almaci, que "la liberté de manifester est un droit. Le collège préfère apparemment envoyer les forces de police contre les manifestants plutôt que de tracer enfin une ligne rouge et retirer le drapeau israélien de l'hôtel de ville."

Le PVDA (pendant flamand du PTB) s'est joint aux critiques concernant ces arrestations, tandis que le Vlaams Belang a apporté son soutien à la police et à la bourgmestre d'Anvers.

La police affirme en effet qu'il y a eu atteinte à l'ordre public pour justifier son intervention. La bourgmestre Els Van Doesburg (N-VA) a, pour sa part, souligné, lors du conseil communal qui se tenait à ce moment-là, que "les règles s'appliquent à tout le monde" et que les provocations envers la police ne sont pas tolérées.

La bourgmestre anversoise Els van Doesburg (archives)

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