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Le site de Van Hool à Koningshooikt acquis par un investisseur privé, et pas par le gouvernement flamand

Un investisseur privé, dont l'identité n'a pas été révélée, a remporté l'enchère en proposant 21,5 millions d'euros pour les terrains vacants du constructeur d'autobus Van Hool, en faillite, à Koningshooikt (près de Lierre en province anversoise). Le gouvernement flamand s'était également montré intéressé. "Nous sommes satisfaits de l'intérêt manifesté par le marché, notre principal objectif était d'éviter que ces terrains ne restent en friche", a réagi le ministre-président flamand Matthias Diependaele (N-VA).

Anne François Belga
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Les quelque 30 hectares de terrain vendus à la suite de la faillite du constructeur de bus flamand Van Hool, du côté de Lierre en province d'Anvers, n'atterrissent donc finalement pas entre les mains de la Région flamande. Il en avait été question, et le gouvernement flamand s'était effectivement porté candidat à l'acquisition, mais c'est finalement un autre investisseur, inconnu, qui remporte la mise.

La période d'enchères en ligne se terminait ce mardi. La plus haute offre renseignée atteint 21,5 millions d'euros. Et l'acheteur n'est pas le gouvernement flamand, a confirmé dans la foulée le ministre-président Matthias Diependaele. "Peu avant la fin des enchères, il est apparu que l'intérêt du marché était bien présent, et suffisant". "C’est dans l'intérêt de notre économie que ces terrains soient le plus vite possible consacrés au développement industriel. Dans ce but, nous prendrons rapidement contact avec les pouvoirs locaux et le nouveau propriétaire", ajoute Diependaele.

Les terrains, situés à Koningshooikt, avaient été achetés à l'époque par Van Hool en vue d'une extension de son usine. Ils étaient donc destinés à l'industrie mais ont finalement servi en partie de parking pour l'entreprise, tandis que plusieurs parcelles sont exploitées par des agriculteurs.

Le site internet de vente aux enchères Biddit présente le site comme une "opportunité unique en vue d'un développement industriel de grande ampleur, ou pour un investissement". Le prix de départ était fixé à 20 millions d'euros.

Pour la Région flamande, il était essentiel de pouvoir préserver la destinée industrielle du site, dans l'idée de recréer de l'emploi dans la région. Avec la faillite de Van Hool, prononcée en avril 2024, ce sont plus de 2.400 personnes qui ont perdu leur emploi. Une partie de l'activité a ensuite été reprise par deux groupes distincts (VDL et GRW), avec plusieurs centaines de travailleurs qui ont été réembauchés et restent actifs sur le site de Koningshooikt, juste à côté des terrains qui étaient à vendre.

"Avec notre offre, nous voulions surtout nous assurer qu'il y aurait rapidement une nouvelle activité économique" sur place, a encore précisé Matthias Diependaele. "On manque de tels terrains en Flandre". Selon le ministre-président, il y avait des indications que le terrain risquait de ne pas être immédiatement exploité, ou serait gardé en portefeuille pour nourrir la spéculation.

L'acheteur pourra-t-il payer le terrain ?

La ville de Lierre se réjouit également de collaborer avec les investisseurs. "Le curateur vérifie actuellement la solvabilité de l'acquéreur potentiel afin de déterminer s'il est en mesure de régler la somme demandée. Nous souhaitons ensuite entamer des consultations avec lui au plus vite", indique Rik Verwaest (N-VA), bourgmestre de Lierre.

"Nous comprenons que la Flandre n'ait pas surenchéri lorsqu'il est apparu que des acteurs privés étaient également intéressés. Nous ignorons encore de qui il s'agit et quelles activités s'y dérouleront. L'essentiel est que le terrain ne reste pas en friche", estime Verwaest.

Il est rare qu'un parc d'activités de 30 hectares soit mis en vente d'un seul tenant. La Flandre et Lierre espèrent donc attirer des acteurs majeurs créateurs d'emplois. En tant qu'autorités compétentes en matière d'autorisation, elles suivront de près l'évolution future de la situation.

"Du point de vue de l'urbanisme, il est interdit de diviser ce site en petites parcelles", rappelle le bourgmestre de Lierre. "Il ne s'agira donc pas d'une zone morcelée pour des petites et moyennes entreprises", souligne Rik Verwaest.

"Si l'acquéreur souhaite aménager la totalité de la surface, c'est possible. Pour nous, une division maximale pourrait consister en 5 à 6 grandes parcelles."

Le bourgmestre de Lierre, Rik Verwaest, compte prendre contact avec le nouveau propriétaire du terrain.

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