Des perquisitions ont eu lieu jeudi matin dans les locaux de la société de logements sociaux Foyer anderlechtois ainsi qu’au domicile de son président, Lotfi Mostefa (PS), selon une information confirmée par le parquet de Bruxelles et le Foyer anderlechtois. L’information a été confirmée par le parquet de Bruxelles. La semaine dernière, le Service central de lutte contre la corruption de la police fédérale avait déjà annoncé l’ouverture d’une enquête portant sur des irrégularités dans l’attribution de logements sociaux à Anderlecht.
Suite au reportage de Pano évoquant de possibles irrégularités : perquisitions au Foyer anderlechtois et au domicile de Lotfi Mostefa
Ces perquisitions font suite à un reportage de l'émission de la VRT "Pano" sur l'attribution des logements sociaux à Anderlecht. Le reportage met principalement en cause Lotfi Mostefa, président du Foyer et échevin du Logement d'Anderlecht, qui aurait exercé une influence personnelle sur certains dossiers d'attribution de logements.
"Pano" a pu, au cours de son enquête, consulter des centaines de messages vocaux qui tendent à démontrer que M. Mostefa a effectivement influencé certains dossiers. L'ancien président de la Société du logement de la Région de Bruxelles-Capitale, Safouane Akremi (Vooruit), chargé du contrôle des attributions, se serait également immiscé dans certaines attributions de logements sociaux à Anderlecht.
Trois autres enquêtes avaient déjà été ouvertes concernant le Foyer anderlechtois, dont l'une se trouve à l'instruction. Cette quatrième enquête a été confiée à l'Office central pour la répression de la corruption.
Le parquet de Bruxelles a confirmé les perquisitions, mais s'est refusé à tout commentaire.
Le Foyer anderlechtois a également confirmé la perquisition de ses locaux et du domicile de Lotfi Mostefa. "Le Foyer anderlechtois prend acte des devoirs d'enquête décidés par la justice et coopère pleinement avec les autorités judiciaires", affirme l'institution, qui précise que "l'ensemble des éléments demandés a été mis à disposition des enquêteurs."
Le Foyer rappelle que "les procédures concernées s'inscrivent dans un cadre réglementaire faisant l'objet de différents niveaux de contrôle et de validation par les autorités compétentes" et ajoute qu'il ne fera aucun autre commentaire "par respect pour le travail de la justice et pour le secret de l'instruction".


