Après trois jours à Istanbul, la mission économique belge se poursuivait ces mercredi et jeudi à Ankara, capitale de la Turquie, pour deux journées principalement consacrées à l'industrie de la défense. La reine Mathilde, qui présidait sa première mission, a pour sa part quitté Istanbul, au bout d'un voyage qui a marqué la délégation belge. Notre pays et la Turquie ont signé mercredi une lettre d'intention afin de créer un cadre pour le renforcement d'une coopération dans le secteur de la défense, a indiqué le ministre de la Défense Theo Francken (photo).
Mission économique en Turquie : Bruxelles et Ankara vont renforcer leur coopération en matière de défense
Ce voyage à Istanbul a fait forte impression au sein de la délégation belge, qui s'est majoritairement montrée satisfaite de la présence de la reine Mathilde et de son travail. La souveraine a enchaîné les réunions, séminaires et autres conférences en vue de renforcer les liens économiques entre les deux pays, mettant en avant leurs liens historiques depuis près de deux siècles, ainsi que la présence de près de 400 participants belges.
"Cela change tout et donne une autre dimension à ces visites. Cela ouvre des portes", confirme le ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR), qui salue "le travail consciencieux de la famille royale" qui a "à cœur de soutenir les habitants du Royaume". Le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) a confirmé la "grande valeur ajoutée" de la présence de la Reine. Le ministre-président flamand Matthias Diependaele (N-VA) a pour sa part plutôt salué les sociétés présentes. "Ce sont nos entreprises qui ouvrent les portes", a-t-il estimé.
Pour sa dernière journée à Istanbul, avant son retour prévu en Belgique pour des raisons d'agenda, la Reine a notamment visité mercredi un centre d'innovation technologique, rencontré le recteur de l'université d'Istanbul ainsi que plusieurs ministres turcs et participé à une réunion marquant le quinzième anniversaire d'un partenariat turc de l'assureur belge Ageas.
Lettre d’intention entre Bruxelles et Ankara
Outre la transition énergétique, l'accent devait être mis mercredi et jeudi sur la défense. Les deux pays ont signé mercredi une lettre d’intention pour créer un cadre au renforcement d’une coopération dans le secteur de la défense. "Il s'agit d'un pays membre de l'Otan, nous assurons ensemble la défense collective. Pour moi, il est évident que nous coopérions", a indiqué le ministre Theo Francken.
En visite à Istanbul et Ankara dans le cadre de la mission économique, le ministre a visité, en compagnie d'entreprises du secteur belge de la défense et des représentants de l'armée, deux producteurs de drones et de matériel militaire. Theo Francken a déclaré avoir été impressionné et voit dans la Turquie un exemple dans l'industrie de la défense.
La lettre d'intention a été signée par le ministre fédéral avec son homologue turc Yäsar Güler. Le général Bernard Phaleg, directeur général des ressources matérielles à la Défense, et Haluk Görgün de la fédération turque du secteur SSB les ont suivis.
Les deux pays vont notamment partager leur expertise autour de la lutte contre les mines en mer. L'objectif est aussi de mettre en place une collaboration entre les secteurs de la défense en Belgique et en Turquie, alors que la Belgique autorisera des officiers turcs à venir étudier à l'école militaire royale à Bruxelles.
Enfin, Theo Francken a promis un soutien diplomatique à la demande turque de participer au programme EU Safe, qui met à disposition des prêts à taux préférentiels pour des investissements communs en matière de défense.


