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Le navire de croisière d'expédition MV Hondius bloqué au large du Cap-Vert

Hantavirus sur un bateau de croisière : les deux passagers belges seront examinés à l'UZ d'Anvers à leur retour

Le Risk Management Group (RMG) s'est réuni jeudi à la suite de la notification d'une épidémie de hantavirus à bord d'un navire de croisière à destination des îles Canaries. Les deux passagers belges qui se trouvent sur le bateau bénéficieront d'un "accueil approprié" et d'un "suivi médical rigoureux" à leur arrivée en Belgique, indiquait le service public fédéral Santé publique. Ce vendredi, le protocole se précisait. À leur retour en Belgique, les deux passagers seront transférés à l'hôpital universitaire d'Anvers (UZA) pour un bilan de santé. Ils seront ensuite suivis à domicile dès que possible, en collaboration avec le service de santé publique. Leur rapatriement est prévu dans les prochains jours, en étroite concertation avec l'Espagne et l'Union européenne.

Anne François Belga
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Actuellement tous les passagers de la croisière d’expédition bloquée au large du Cap-Vert, y compris les deux ressortissants belges, ne présentent aucun symptôme et sont donc en bonne santé, souligne le service public fédéral Santé publique. Un mécanisme européen de solidarité a été déclenché afin d'organiser le rapatriement des deux Belges.

Les passagers et le personnel de bord seront d'abord désembarqués à Tenerife, en Espagne. D'ici là, ils restent en quarantaine dans leurs cabines avec des mesures d'hygiène strictes. À l'heure actuelle, le risque pour la santé publique est considéré comme très faible, ajoute le service public.

Le MV Hondius, battant pavillon néerlandais, fait l'objet d'une alerte sanitaire internationale depuis le week-end dernier lorsque l'agence sanitaire des Nations unies, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a été informée que trois passagers étaient décédés et que la cause suspectée était le hantavirus. Le couple de Néerlandais décédés avait voyagé au Chili, en Uruguay et en Argentine, avant d'embarquer sur le navire, selon les autorités sanitaires argentines.

À l'hôpital universitaire d'Anvers (UZA), les deux Belges seront examinées à leur retour afin de détecter tout symptôme pouvant indiquer une infection au hantavirus. Ils pourront également bénéficier d'un soutien psychologique.

Si leur état de santé est satisfaisant, ils pourront rentrer chez eux, où ils seront suivis de près au cours des prochaines semaines par le service de santé publique, en étroite collaboration avec une équipe d'experts de l'UZA (photo). Le service de santé publique veillera à ce qu'ils ne développent aucun symptôme et leur conseillera, par précaution, d'éviter tout contact avec d'autres personnes dans les semaines à venir.

Risque très faible pour la santé publique

Selon l'OMS, la période d'incubation du hantavirus, un virus rare sans traitement ni vaccin, est comprise entre une et six semaines. Le Risk Management Group indique qu'il continuera de suivre la situation de près. Actuellement, le risque pour la santé publique est jugé "très faible".

Interrogé jeudi par le Journal de VRT NWS (vidéo ci-dessous), le virologue Steven Van Gucht s’est montré rassurant : "On ne peut vraiment pas parler de risque de pandémie : il s’agit d’un virus qui se manifeste de façon très circoncise. On sait exactement qui était sur le bateau et on connait les personnes de contact. Nous allons maîtriser la situation très rapidement."

Steven Van Gucht se dit davantage inquiet face à d’éventuelles épidémies qui passent sous le radar, par exemple en Argentine. Comparé au virus Corona - qui était transmissible alors que les personnes contaminées ne présentaient pas (encore) de symptômes - le hantavirus donne dès la contamination des symptômes très clairs au patient.

Comment se transmet le virus ? "A l’heure actuelle on n’en est pas certain, mais je suppose via un contact rapproché, par des gouttelettes provenant de la bouche. Les personnes contaminées sur le bateau de croisière néerlandais sont en effet un couple néerlandais et un médecin traitant". Les mutations de virus sont possibles, il faudra donc bien suivre l’évolution du virus et le contrôler aussi vite que possible, souligne encore le virologue. Les passagers qui sortiront du bateau ce samedi seront soumis à un protocole qui doit encore être fixé. Ils pourront ainsi devoir se tester régulièrement et se mettre en quarantaine s’il s’avère qu’ils sont contaminés, précise encore Steven Van Gucht.

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Steven Van Gucht répond au JT de VRT1

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