En raison de la grève tournante du personnel de la société régionale de transports en commun De Lijn, le nombre de bus et de trams en circulation est réduit de 30% ce vendredi en Flandre orientale. Il s’agit de la dernière des cinq provinces flamandes affectées cette semaine par l’action de protestation contre les importantes économies supplémentaires (35,5 millions d’euros) annoncées par le gouvernement régional pour De Lijn. Les syndicats annoncent une deuxième semaine d'action tournante de protestation, du 7 au 10 avril.
La grève provinciale chez De Lijn affecte la Flandre orientale ce vendredi : seuls 70% des bus et trams circulent
Après la Flandre occidentale, Anvers, le Brabant flamand et le Limbourg, c'est au tour de la Flandre orientale d’être touchée par l’action de grève de la société De Lijn ce vendredi. Les employés sont en grève dans différents endroits de la province. "70 % des trajets sont assurés en Flandre orientale", indiquait Frederik Wittock de la société De Lijn. "Il existe cependant des différences selon les régions."
Par exemple, environ 65 % des trajets auront lieu à Gand et dans ses environs, et 77 % dans la région de Dendre. Dans le Pays de Waas, en revanche, à peine 57 % des trajets seront assurés. Dans les Ardennes flamandes, les voyageurs peuvent compter sur 88 % des trajets.
Les Ardennes flamandes les plus touchées par les économies
Bien que l'épicentre de la grève se situe dans le Pays de Waas, les coupes budgétaires se feront le plus durement sentir dans les Ardennes flamandes. Le budget alloué aux bus sera en effet réduit de 3 millions d'euros dans cette région de transport. Ce qui signifie que le service y sera réduit de 15%, indiquait Bart Reyns du syndicat chrétien ACV.
"Nous constatons également que de nombreuses lignes seront limitées aux seuls transports scolaires. Cela signifie qu'il y aura des trajets le matin et le soir. Mais le reste de la journée, aucun bus ne circulera sur cette ligne." Les flexbus sont proposés comme alternative par la direction de la société de transport, mais selon le syndicaliste ils ne sont pas adéquats. "Nous constatons que ces flexbus sont presque vides. Ce n’est donc pas une solution".
"A l’heure actuelle, on ne peut plus compter sur le bus. Les horaires changent sans cesse et les lignes sont supprimées à tout bout de champ. Du coup, les gens se désintéressent du service. Avant, tout le monde au village savait quand passait le bus. Et puis, il y avait plus de monde dedans", soulignait encore Bart Reyns. "C’est facile pour le gouvernement flamand de dire : “On supprime ces petites lignes de bus, parce que personne ne les utilise de toute façon”. C’est tout le contraire de ce que devraient être les transports publics".
Une prochaine semaine d'actions
Une deuxième semaine d'action est prévue du 7 au 10 avril, avec des actions dans le Brabant flamand (7 avril), le Limbourg (8 avril), Anvers (9 avril) et les Flandres orientale et occidentale (10 avril).

