"On ne pourra parler d'une normalisation des relations avec la Russie qu'après la conclusion d'un accord de paix acceptable pour l'Union européenne et l'Ukraine", a clarifié lundi le Premier ministre Bart De Wever (N-VA), en marge d'un événement organisé par la FEB à l'occasion de son changement de présidence.
De Wever clarifie ses propos : "Pas de normalisation avec la Russie sans accord de paix acceptable pour l'UE et l'Ukraine"
Ce week-end, Bart De Wever a accordé une série de grands entretiens à la presse francophone. Un passage bien spécifique, paru dans le journal L'Echo, a provoqué des remous au sein de la majorité: au sujet de la guerre en Ukraine, l'ancien président de la N-VA a souligné la nécessité de "se réarmer et de remilitariser la frontière. Et dans le même temps, on doit normaliser les relations avec la Russie, regagner l'accès à l'énergie bon marché. C'est du 'common sense'", a-t-il avancé.
Pour Bart De Wever, pas question cependant d'abandonner l'Ukraine. "On fait tout un plat (de ces déclarations, ndlr), comme si je m'entendais à merveille avec Poutine ou comme si j'étais à sa botte", a-t-il souligné ce lundi.
Il est tout à fait logique que des négociations aient lieu avec le président russe. Des discussions sont d'ailleurs déjà en cours, mais l'Union européenne n'a pas sa place à la table des négociations, même si elle paie la note, a défendu le Premier ministre.
Si, à l'issue de ces discussions, un accord durable, satisfaisant à la fois l'Ukraine et l'Union européenne, peut être conclu, une normalisation des relations avec la Russie devrait s'ensuivre, a-t-il poursuivi. "C'est l'objectif après chaque guerre. On ne peut tout de même pas rester ennemis pour l'éternité?", s'est faussement interrogé Bart De Wever.

