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Au terme d'une concertation, le gouvernement flamand maintient son objectif d'économies pour De Lijn, très critiqué

Les coupes budgétaires annoncées pour la société régionale flamande de transport en commun De Lijn et les campagnes menées contre elles par les partis de la majorité CD&V et Vooruit créent des tensions au sein du gouvernement flamand. Après une journée de négociations, le ministre-président flamand Matthias Diependaele (N-VA) a confirmé que l’objectif de 35,5 millions d’euros d’économies cette année est maintenu, même si les modalités restent à définir. Des alternatives tenant compte des préoccupations des autorités locales peuvent être discutées, précise Diependaele. Il laisse la décision finale aux régions de transport.

Anne François Belga
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Le gouvernement régional a imposé une économie de 35,5 millions d'euros à la société De Lijn cette année. Alors que ces coupes commencent à se concrétiser, plusieurs autorités locales ont vivement réagi à la suppression prévue de lignes et à la réduction du service.

Ce vendredi, la région de transport de Gand (Flandre orientale) a ainsi rejeté à l’unanimité les économies prévues pour De Lijn, estimant que les écoliers et les groupes de citoyens plus vulnérables en seront les premières victimes. Les communes de la périphérie bruxelloise et de la région de Louvain (en Brabant flamand) ont également voté à une écrasante majorité contre le plan d’économie ce vendredi, réclamant davantage de transparence et craignant une pauvreté des transports en commun malgré des tickets de bus et tram toujours plus chers.

Les mesures d'économie ont également suscité de vives critiques au sein de la majorité flamande N-VA, Vooruit, CD&V. La ministre de la Mobilité Annick De Ridder (N-VA) a maintenu sa position et a souligné que De Lijn devait également contribuer à l'effort budgétaire. À ses yeux, reporter les économies n'est pas envisageable, car cela ne ferait qu'aggraver les futurs exercices budgétaires.

Des grèves en mars et avril

La question ne figurait pas à l'ordre du jour officiel du Conseil des ministres de ce vendredi, mais ce point a été discuté. Le ministre-président Matthias Diependaele (photo) a indiqué qu'il était possible de discuter sur les détails, mais l'objectif d'économies lui-même ne sera pas modifié.

Lundi, les syndicats de la société de transports en commun flamande ont déposé un préavis de grève. Ils prévoient neuf jours d'arrêt de travail en mars et avril, pour dénoncer ces économies imposées par le gouvernement régional.

Matthias Diependaele

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