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La ministre De Ridder maintient les économies chez De Lijn malgré des critiques venant même de son propre parti.

La ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder (N-VA), n’a pas l’intention de supprimer ni reporter les économies prévues chez De Lijn. Elle l’a affirmé mercredi devant Parlement flamand. La ministre refuse de céder aux vives critiques de ses partenaires de coalition, CD&V et Vooruit, ainsi qu’au sein de son propre parti. "Un plan d’économies qui reçoit des applaudissements dans toutes les régions et communes ? Cela n’existe pas", a-t-elle déclaré.

Eric Steffens
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On apprenait le mois dernier que la société flamande de transports publics De Lijn devait subir une coupe budgétaire de 35,5 millions d’euros, en 2026, des économies imposées par le gouvernement flamand.

A présent que De Lijn a détaillé concrètement la manière dont ces économies seront mises en œuvre, des critiques s’élèvent de toute la Flandre. De nombreuses régions et communes sont en colère face à la suppression de lignes de bus ou à la diminution de la fréquence. Elles demandent que les plans soient modifiés.

Toutefois la ministre Annick De Ridder maintient sa position sur les économies à réaliser. "Est-ce que je prétends que c’est agréable ? Non", a-t-elle réagi au Parlement flamand. "Je suis consciente que ce n’est pas un exercice agréable. Moi aussi, je reçois des témoignages venant de ma propre région de transport."

Une demande de retour à la case départ

Les partenaires de coalition, CD&V et Vooruit, ont confronté la ministre à des témoignages d'usagers. "Ce sont des histoires de vrais citoyens qui comptent sur un bus dans leur vie quotidienne. Ils sentent que ce service risque de disparaître", a déclaré Els Robeyns de Vooruit. "Le vase est vide, le fond est atteint."

Selon An Christiaens (CD&V), la promesse de consultation des bourgmestres n’a pas été tenue. "Ce sont pourtant eux qui savent pourquoi tel bus vers l’hôpital est important. Il s’agit de gens, pas de tableaux Excel."

"Vous devez retourner à la case départ", ont insisté les partenaires de coalition auprès de la ministre De Ridder.

Une gestion "minutieuse"

Pour la ministre, il n’existe pas d’alternative. "La décision a été prise par l’ensemble du gouvernement flamand : nous devons économiser, et De Lijn doit y contribuer. C’est normal."

Selon la ministre, De Lijn s’est efforcé de minimiser l’impact sur les voyageurs. L’approche s’est faite ‘au scalpel’ pour transformer les économies en ajustements concrets de l’offre. "Ils réussissent à économiser 3,7 %, tout en ne touchant que 0,2 % des voyageurs."

 "C’est un sacré bon travail"  a déclaré la ministre. "À ceux qui me disent 'vous devez retourner à la case départ', je réponds qu'il est impossible mettre en œuvre un plan d’économies qui recevrait des applaudissements dans toutes les régions de transport et communes. Cela n’existe pas."

"Ces 0,2 % concernent justement les personnes qui ont vraiment besoin des transports ", a réagi Els Robeyns (Vooruit). Selon elle, De Lijn n’a pas agi avec un scalpel, mais avec "une hache". "Pour ces personnes, lorsque leur bus est supprimé, la seule alternative est l’isolement."

Le transport flexible mis en place par De Lijn pour les aider fonctionne de manière insuffisante, estime Vooruit.  

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