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Le mécontentement grandit contre les plans d'économie chez De Lijn, y compris parmi les bourgmestres N-VA

Les plans d’économies chez De Lijn suscitent de vives critiques auprès de nombreux mandataires locaux. Les voix de protestation se font de plus en plus entendre alors que les 15 conseils de mobilité flamands doivent se prononcer à ce sujet. A noter que ce mécontentement dépasse les clivages politiques et que même des élus locaux de la N-VA expriment leurs réserves face aux projets de la ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder pourtant du même parti.

Eric Steffens
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Le mois dernier, on a appris que De Lijn devait économiser 35,5 millions d’euros supplémentaires à la demande de la ministre Annick De Ridder (N-VA), ce plan se traduit par des suppressions de lignes, une réduction de la fréquence des bus et une augmentation des tarifs.

"Nous ne sommes pas satisfaits des économies et des choix qui sont faits", déclare le bourgmestre Lieven Dehandschutter (N-VA) de Sint-Niklaas (Flandre orientale).

"Il est difficile de justifier que l’on adapte déjà le système de base, qui n’a que deux ans et n’a été que partiellement déployé", ajoute son échevin à la Mobilité, Maxime Callaert (N-VA). "C’est vraiment trop tôt. Ce système n’a même pas encore eu l’occasion de faire ses preuves."

À Sint-Niklaas, l’une des deux lignes urbaines risque de disparaître. Une ligne régionale entre Sinaai/Puivelde et Sint-Niklaas ne fonctionnerait alors que les jours d’école.

"Sint-Niklaas intègre désormais une zone flexible, mais pourra-t-elle vraiment tout absorber ?" s’interroge maxime Callaert, qui rejette fermement les propositions de De Lijn : "Nous n’allons jamais approuver cela." Il se demande ce que l’on attend réellement des régions de mobilité : "Devons-nous faire un choix ? Ou devons-nous donner un avis ? Ou devons-nous voter sur la proposition de De Lijn ?"

Des alternatives existent-elles ?

À Anvers, la position est claire. "Nous ne pouvons pas accepter les plans d'économie de De Lijn", a déclaré mardi l’échevin à la Mobilité Koen Kennis (N-VA). La région de mobilité d’Anvers, dont il est président, a déjà émis un avis défavorable sur les plans d’économies. "C’est pourquoi nous allons élaborer nous-mêmes une proposition qui pourrait entrer en vigueur en janvier 2027."

À Evergem (Flandre orientale), le bourgmestre Joeri De Maertelaere (N-VA) s’interroge sur la manière dont De Lijn décide si une ligne de bus est encore utile. "Nous ne pouvons absolument pas accepter une telle réduction substantielle du transport public", affirme-t-il. "Par exemple, il a été constaté qu’une ligne de bus connectant au tram 2 en direction de Gand comptait trop peu de voyageurs. Mais en raison de travaux, ce tram ne circule plus jusqu’à Evergem depuis 2025. Il est donc normal que la ligne de bus correspondante ait moins de passagers !"

Evergem a envoyé une lettre au gouvernement flamand avec des propositions concrètes. "Toutes les factions de notre conseil communal sont d’accord avec cela", conclut Joeri De Maertelaere.

D’abord on complique la vie des gens, et ensuite on s’étonne qu’ils ne prennent plus le bus.

Leo Verelst (N-VA) bourgmestre de Nijlen

"Dans un premier temps, je déplore une fois de plus les économies chez De Lijn", déclare le bourgmestre Leo Verelst (N-VA) de Nijlen (province d'Anvers).

Dans sa commune, la fréquence d’une ligne de bus devrait être réduite. "Lors d’une précédente vague d’économies, le tracé de cette ligne avait été prolongé, ce qui rallongeait le trajet des usagers de 30 minutes, et maintenant on constate qu’il y a trop peu de voyageurs. D’abord on complique la vie des gens, et ensuite on s’étonne qu’ils ne prennent plus le bus."

"Personne n’aime les économies"

"Le gouvernement flamand doit trouver 1,5 milliard pour sauver le budget, et doit donc aussi regarder du côté de De Lijn." "Je comprends cela", déclare la bourgmestre Lotte Peeters (N-VA) de Hamme (Flandre orientale). Selon elle, ces économies supplémentaires se basent sur des données objectives. Concrètement, De Lijn doit examiner les lignes dont la charge moyenne maximale est inférieure à 8 passagers.

Toutefois, la bourgmestre Lotte Peeters n’est pas satisfaite. "Je suis responsable de ma commune et je déplore ces économies." Elle espère toujours des alternatives permettant de limiter les conséquences pour sa commune.

"Tout le monde comprend qu’un exercice de rationalisation est nécessaire », affirme le bourgmestre Sander Loones (N-VA) de Coxyde (Flandre occidentale) même s’il reconnaît que l’impact des plans d’économies pour sa commune "n’est pas énorme".

"Personne n’aime les économies", renchérit le bourgmestre Wilfried Vandaele (N-VA) de De Haan (Flandre occidentale). Il attend les décisions de la région de mobilité : "Je ne vais pas faire de grandes déclarations pour l’instant, mais j’essaierai, de manière diplomatique au sein de la région de mobilité, de limiter autant que possible les impacts. Cela devra se faire en compromis avec les collègues."

La parole est désormais aux régions de mobilité. Si toutes s’opposent aux économies proposées, il sera difficile pour la ministre flamande Annick De Ridder d’ignorer l’ensemble des objections.

Le mécontentement augmente également chez les syndicats, qui ont ont déposé un préavis couvrant neuf jours de grève, dénonçant un impact inacceptable sur les conditions de travail et la qualité du service.

La ministre De Ridder sera sans doute interrogée sur ces sujets ce mercredi après-midi lors d’un débat au Parlement flamand.

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