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Le président de Vooruit, Conner Rousseau, ne se laisse pas intimider par l’ambassadeur des Etats-Unis Bill White

L’ambassadeur exige que Rousseau retire un post critique sur la politique du président Trump, menaçant sinon de lui interdire l’entrée aux États-Unis. "J’ai publié cette vidéo sur les réseaux sociaux il y a cinq semaines, et hier, soudainement, cela pose problème", constate Rousseau. "Je soupçonne que son intervention dans le dossier des circoncisions n’a pas eu l’effet escompté et qu’il cherche maintenant des coupables", ajoute-t-il.

Eric Steffens Belga
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Conner Rousseau ne compte pas céder à cette pression ni se taire. "Je ne suis pas membre du gouvernement, je suis un président de parti. Et en Belgique, nous avons le droit – et je dirais même le devoir politique – d’exprimer nos inquiétudes sur ce qui se passe en Amérique. J’ai du respect pour l’opinion de l’ambassadeur, mais je demande aussi du respect pour la nôtre et celle de nombreux Belges."

Bill White demande au gouvernement de rappeler Conner Rousseau à l’ordre

L'ambassadeur des États-Unis en Belgique, Bill White, a demandé au gouvernement belge de rappeler à l'ordre le président de Vooruit, Conner Rousseau, selon un courrier relayé par De Morgen et que Belga a consulté. La lettre, datée de ce mardi 17 février, fait suite à une vidéo Instagram dans laquelle le président des socialistes flamands compare, selon Bill White, le président des États-Unis Donald Trump à Adolf Hitler. "Totalement inconcevable et inacceptable", écrit M. White. "Les États-Unis appellent le gouvernement belge à condamner immédiatement les propos de M. Rousseau."

"Les propos diffamatoires sont monnaie courante chez M. Rousseau, qui a été licencié en disgrâce il y a deux ans pour des propos racistes similaires", affirme M. White, faisant référence à des propos tenus par Conner Rousseau visant la communauté Rom, à la suite desquels il s'était temporairement retiré de la présidence de son parti.

"La Belgique et les États-Unis sont des partenaires et alliés de longue date. Nos liens économiques, militaires, culturels, politiques et autres sont indestructibles. (..) Des propos tels que ceux tenus par Rousseau ne peuvent être tolérés et doivent être combattus", estime l'ambassadeur américain.

Bill White a remis la lettre ce mardi lors de son entretien avec Theodora Gentzis, la présidente du comité de direction des Affaires étrangères.

"Une demande qui a peu de chance d'aboutir"

D’après le journaliste politique de la VRT Bart Verhulst, le courrier de l’ambassadeur américain Bill White aura peu, voire aucun effet. "Il n’y aura en tout cas pas de réponse officielle du gouvernement à cette demande quelque peu inhabituelle, du moins de la part de l’ambassadeur américain."

"Je pense qu’il est resté un peu trop enfermé dans la logique politique trumpienne américaine, où un président peut dire n’importe quoi sur n’importe qui", ajoute Bart Verhulst.

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