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Avant le début du sommet à Alden Biesen, "les Amis de la Compétitivité" (20 des 27 chefs d'Etat et de gouvernement) se sont réunis au château. L'initiative émane de Bart De Wever, Friedrich Merz et Giorgia Meloni.
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27 dirigeants européens sont rassemblés au château médiéval d'Alden Biesen pour un sommet informel

Les 27 chefs d'État et de gouvernement européens se retrouvent ce jeudi dans un château médiéval à Alden Biesen, dans le Limbourg, pour donner un nouveau souffle à l'économie européenne. L’Europe accuse un retard croissant par rapport à la Chine et aux États-Unis notamment dans le domaine industriel. Selon le Premier ministre Bart De Wever, des priorités claires doivent être fixées aujourd’hui.

Eric Steffens Belga
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"Le sommet européen de l'industrie hier à Anvers m’a, une fois de plus, clairement montré qu’il y a un problème aigu et que des mesures doivent être prises à court terme." C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) avant le début du sommet informel de l’Union européenne organisé sur le château limbourgeois d’Alden Biesen.

"La lenteur, la lourdeur, l’absence de progrès poussent les gens au désespoir", a affirmé De Wever jeudi dans l'émission De Ochtend sur Radio 1. "Je pense donc qu’aujourd’hui nous devons nous concentrer sur des actions à mener à court terme. Nous devons présenter à brève échéance une feuille de route pour les années à venir, afin d’affirmer que nous ferons effectivement ce qui est nécessaire pour maintenir l’Europe compétitive."

Bart De Wever à son arrivée à Alden Biesen

Une "mise au vert" pour susciter la réflexion

La formule est désormais connue, cette "séance de réflexion" permet aux dirigeants de se retrouver dans un cadre moins formel et sans obligation de résultat pour pouvoir discuter en profondeur d'un sujet clé. Le président du Conseil européen, Antonio Costa (photo), espère un résultat aussi probant que lors de la précédente séance de réflexion sur le thème de la défense il y a un an.

Cette mise au vert intervient au lendemain d'un sommet de l'industrie organisé à Anvers, où des représentants industriels ont appelé à prendre des mesures pour contrer les prix élevés de l'énergie, la pression réglementaire et la concurrence déloyale extra-européenne.

Pour "renforcer le marché unique dans un nouveau contexte géoéconomique", Antonio Costa a convié deux anciens Premier ministres italiens: Mario Draghi et Enrico Letta. Tous deux avaient soumis des propositions ambitieuses pour redynamiser l'économie européenne, en perte de vitesse, et renforcer le marché unique.

Le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Alden Biesen

Bart De Wever dépeint une situation industrielle "dramatique"

Dans son discours de clôture du Sommet européen de l'industrie, mercredi à Anvers, le Premier ministre Bart de Wever a dépeint une situation industrielle "dramatique dans des pays comme la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas ou la France.

Le chef du gouvernement fédéral a longuement évoqué les prix de l'énergie et une réglementation "excessive", notamment. En raison de ces facteurs, la situation de l'industrie européenne dans des pays comme la Belgique est désormais "dramatique". "Nous sommes au bord d'une crise existentielle", a-t-il mis en garde.

Toutefois, on assiste désormais à un "momentum", considère Bart De Wever, renvoyant au sommet informel des dirigeants européens qui se tient ce jeudi à Alden Biesen. À ses yeux, une série de priorités doivent être fixées: "L'Europe doit cesser de vouloir tout faire, partout et tout le temps." Bart De Wever parle d'un trio de priorités : "innovation, productivité et compétitivité". Sans cela, "la décarbonation de l'Europe deviendra synonyme de sa désindustrialisation. Et, finalement, de sa pauvreté et de sa perte de pertinence".

Le président français Emmanuel Macron (à g.) et le chancelier allemand Friedrich Merz

"Nous avons besoin d'une thérapie de choc"

"Si l'Europe veut compter dans le monde, notre industrie doit d'abord compter pour l'Europe", déclarait encore le Premier ministre belge. Bart De Wever a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de réduire les charges administratives pour les entreprises. "Aujourd'hui, dans l'Union européenne, deux fois plus de personnes travaillent à la mise en œuvre et au contrôle des règles qu'à la recherche et à l'innovation", a-t-il souligné.

Alors que 1,7% de la population active travaille dans le domaine des technologies d'avenir, qui à ses yeux rendent le monde plus prospère et durable, 3,9% sont en revanche occupés quotidiennement par les réglementations. "Il s'agit là d'un désavantage structurel terrible que nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre. Pour simplifier l'administration, la chirurgie esthétique ne suffira pas. Nous avons besoin d'une thérapie de choc".  

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