Aller au contenu principal

Le "conclave" pour la formation d'un gouvernement bruxellois a débuté ce mardi à 10h30

Le conclave en vue de la formation d'un gouvernement bruxellois a débuté ce mardi à 10h30 à la Fondation universitaire, à Bruxelles, avec 7 partis rassemblés autour du MR. Parmi eux, le parti libéral flamand, Anders (ex-Open Vld), de Frédéric De Gucht. Celui-là même qui, pendant tout un temps, était pointé comme l'un des responsables du blocage bruxellois pour son refus d'embarquer dans l'aventure sans la N-VA. 

Eric Steffens Belga
Publié:

C’est Valentine Delwart, échevine à Uccle qui mènera la délégation du MR, lors de cette nouvelle tentative de formation d’un gouvernement bruxellois, mais elle ne deviendra pas la future ministre-présidente de Bruxelles. C’est du moins ce qu’a déclaré le président du parti, George-Louis Bouchez, à Dorian De Meeûs, rédacteur en chef de La Libre Belgique.

"Il dit qu’il arrivera avec une surprise et que Delwart n’est pas une candidate possible", a confié Dorian De Meeûs, ce mardi matin dans l’émission De Ochtend sur Radio 1.

On ne sait pas encore qui Bouchez sortira alors de son chapeau. "Le ministre de l’Intérieur actuel, Bernard Quintin, est cité. Georges-Louis Bouchez pourrait alors lui-même occuper le  poste ministériel de l’Intérieur qu’il convoitait. L’ancien formateur bruxellois David Leisterh pourrait aussi faire son retour, ce qui constituerait également une surprise."

Mais Dorian De Meeûs préfère rester prudent dans ses prévisions. "Avec Bouchez, on ne sait jamais."

Un conclave en résidence, le temps d’aboutir à un accord

Dès 10h30 mardi, "les travaux s'articuleront autour d'un cadre budgétaire qui vise le retour à l'équilibre en 2029 ainsi que d'une note de politique générale devant mener à un futur accord de gouvernement", a précisé le MR lundi. Les interlocuteurs ne quitteront le lieu des négociations que lorsqu'un accord aura été conclu, affirme le parti libéral.

Aux yeux du MR, "il est plus que jamais indispensable de rassembler les volontés et d'agir avec détermination pour doter Bruxelles d'une gouvernance solide, ambitieuse et efficace. A la fin, seule Bruxelles doit en ressortir gagnante".

Dans l'entourage du président du MR, on fait peu de secret de la volonté de celui-ci d'organiser un conclave avec une résidence sur place le temps pour tenter 'aboutir là où toutes les tentatives précédentes ont échoué.

Les différentes formations invitées à la table des négociations représentent une majorité de sièges dans chaque groupe linguistique du Parlement bruxellois, un élément neuf par rapport aux tentatives précédentes. MR, PS et Engagés occupent 46 des 72 sièges francophones; Groen, Vooruit, Abders et CD&V, 9 des 17 sièges réservés aux néerlandophones.

Durant de nombreux mois, il fut question d'associer la N-VA aux discussions, une option à laquelle le PS s'est opposé catégoriquement. A contrario, les libéraux flamands d’Anders refusaient eux d’entrer dans une coalition à Bruxelles sans la N-VA.

De Gucht explique pourquoi il a accepté d'entrer dans une coalition sans la N-VA

La cheffe de file bruxelloise de la N-VA, Cieltje Van Achter, est mécontente contre Anders, parce que les libéraux flamands ont laissé tomber la N-VA et veulent entrer dans une nouvelle coalition. "Ce n’est pas ma coalition de rêve", reconnaît le président d’Anders, Frédéric De Gucht.

Le président d’Anders, Frédéric De Gucht, reste prudent, malgré la bonne nouvelle que les négociations de formation bruxelloises démarrent enfin après plus de 600 jours. Il insiste surtout sur le fait que le déficit budgétaire devra être résorbé d’ici 2029.

"Ce n’est pas parce que nous nous mettons autour de la table que c’est un petit moment d’euphorie", a-t-il déclaré dans De Wereld Vandaag sur Radio 1. "Je veux voir les tableaux définitifs et le texte définitif, sans aucune marge d’interprétation." "L’ambition reste de laisser Bruxelles en 2029 dans un meilleur état qu’en 2024."

Frédéric De Gucht

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5