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Des jeunes portant des bracelets électroniques

Un projet pilote sera étendu : jusqu'à 300 jeunes condamnés pourront être équipés de bracelets électroniques en Flandre

La ministre flamande en charge des Maisons de justice, Zuhal Demir (N-VA), a annoncé que la Flandre est disposée à assumer sa responsabilité pour contribuer à résoudre le problème de la surpopulation carcérale. Elle fournira des bracelets électroniques à un groupe de jeunes détenus purgeant de courtes peines, plutôt que de les placer en établissement fermé. La ministre étend ainsi le projet pilote mené depuis quelque temps à Anvers et en Flandre occidentale. "Nous parvenons généralement à remettre ces jeunes sur le droit chemin."

Anne François Belga
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Depuis 2024, une expérience est menée à Anvers – et depuis 2025 également en Flandre occidentale – sur le port du bracelet électronique pour les jeunes délinquants. Il s'agit généralement de jeunes de 17 ans, impliqués dans le trafic de stupéfiants ou des crimes violents.

À ce jour, 108 jeunes ont reçu un tel bracelet. Ce nombre pourrait bientôt monter à 300 pour l’ensemble de la Flandre. Le suivi dure généralement trois mois.

"Nous constatons que trois jeunes sur quatre (76 % précisément) respectent bien le dispositif et que nous les aidons à se réinsérer", expliquait la ministre régionale de la Justice au micro de l'émission De Ochtend sur Radio 1. "C'est un suivi très intensif. Car il ne s'agit pas seulement d'une surveillance constante pendant trois mois, mais aussi de tout un réseau de services de soutien, de l'école et de la famille. L'implication de tous est essentielle."

Zuhal Demir se dit convaincue de la pertinence de ce projet. "En tant que société, en tant que décideurs politiques, en tant que parents, nous espérons pouvoir remettre sur le droit chemin les jeunes qui ont commis des crimes et ont été condamnés. C'est l'objectif. Nous constatons que cela fonctionne dans la plupart des cas. C'est pourquoi nous étendons maintenant ce projet."

La ministre flamande de la Justice, Zuhal Demir (archives)

Les prisons sous pression

Dans le cadre de la recherche d'une solution à la surpopulation carcérale, un plan visant à fournir des bracelets électroniques à 1.300 détenus est à l'étude. Cette idée est inscrite dans la proposition formulée par le Premier ministre Bart De Wever, contestée par la ministre fédérale de la Justice Annelies Verlinden. Ce vendredi, la ministre Zuhal Demir estimait de son côté que cela pourrait constituer "une partie de la solution" et que la Flandre - les Communautés sont compétentes en matière de bracelets électroniques - est prête à assumer cette responsabilité.

"Nous sommes tout à fait prêts. Mais nous devons avoir une vue sur le calendrier, les quantités et les ressources nécessaires. Car cela a un coût, évidemment", indiquait Zuhal Demir. "Ce n'est pas une solution idéale, loin de là, mais nous devons penser au bracelet électronique", a-t-elle ajouté, précisant que les délinquants sexuels dangereux en seraient exclus.

Par contre, la ministre flamande n'est pas favorable à l'idée de la ministre Verlinden (son homologue fédérale) de permettre la libération anticipée de certains détenus, un an avant la fin de leur peine.

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