A 48 heures de la réunion ministérielle de l'Agence spatiale européenne (ESA), prévue pour mercredi et jeudi à Brême en Allemagne, le gouvernement fédéral s'est accordé ce lundi pour mobiliser près d'un milliard d'euros pour ce secteur sur cinq ans. Cela représente 10% de plus que ce qu'avait décidé le précédent gouvernement en 2022.
A 2 jours de la ministérielle de l'ESA, le gouvernement belge s'est mis d'accord sur son budget quinquennal pour le secteur spatial
"Il s'agit de défendre la crédibilité de la Belgique, mais aussi de protéger l'écosystème spatial", a commenté la ministre de la Politique scientifique, Vanessa Matz. Faute d'accord budgétaire, le secteur spatial belge avait exprimé la semaine dernière ses plus vives craintes sur son financement, redoutant une réduction sensible (de moitié ?) des budgets publics de la Belgique dévolus à l'espace.
L'ESA réclame de ses membres d'augmenter son budget global pour relever les nouveaux défis spatiaux et mettre un coup d'arrêt au déclin du Vieux continent dans ce secteur en pleine révolution. De la Belgique, l'Agence espérait la mobilisation de 1,2 milliard d'euros.
La Belgique possède un important écosystème spatial, fait de plus de 100 entreprises, neuf universités et treize centres de recherche, le tout employant des milliers de travailleurs. "Aujourd'hui, nous sécurisons l'emploi dans ce secteur stratégique et garantissons que celui-ci pourra continuer à se développer dans les années à venir", a commenté la ministre Vanessa Matz. "Chaque euro investi dans l'ESA génère en moyenne 3 euros pour notre économie et permet des retombées concrètes pour nos entreprises, nos chercheurs et la compétitivité de la Belgique".

