Les six partis (MR, PS, Les Engagés, Groen, Open VLD et Vooruit) engagés depuis plusieurs semaines dans des discussions budgétaires à Bruxelles vont poursuivre leur travail à un rythme soutenu d'ici le 11 novembre, sur le budget au sens large. C’est ce qu’a annoncé lundi soir le président du MR, Georges-Louis Bouchez (photo), à l'issue d'une réunion d’environ quatre heures.
Formation bruxelloise : des réunions jusqu'au 11 novembre autour du budget au sens large
Bouchez a par ailleurs confirmé qu'il endossait la fonction de formateur bruxellois en tant que président du parti libéral francophone amené à suppléer pour plusieurs semaines à l'absence d’un chef de file du MR bruxellois, depuis la démission le 29 octobre de David Leisterh.
"Cela s'est très bien passé. En tout cas tout le monde était à table, ce qui est bien à Bruxelles, et pour le reste, on a pu fixer une méthode de travail. On a également pu déterminer quelques grandes lignes et grands enjeux", a déclaré Bouchez à l'issue de la réunion.
Selon lui, des groupes de travail se réuniront dès ce mardi, sur des grands enjeux tels que la Fonction publique et la structure publique bruxelloise. À partir de mercredi, le groupe central (à savoir les négociateurs et leurs assistants techniques ou des experts) se réunira chaque jour sur la base des groupes de travail techniques.
À entendre le nouveau formateur bruxellois, la discussion dépassera le cadre des tableaux budgétaires: "À un moment donné, vous ne pouvez pas indiquer des rendements budgétaires sur la Fonction publique, par exemple, si vous ne connaissez pas les mesures précises qui sont derrière. Je ne souhaite pas mettre de rendement budgétaire s'il n'y a pas une mesure très concrète qui y est accolée car cela renverrait la discussion au prochain gouvernement et ce n'est pas le but." Et Georges-Louis Bouchez de préciser : "On a besoin d'un gouvernement. La discussion sur le partenaire flamand viendra en temps voulu".
De son côté, le président de la Fédération bruxelloise du PS, Ahmed Laaouej, s'est une nouvelle fois dit prêt à avancer sur le budget, ainsi qu'à répondre à toute convocation dans ce sens, et non à discuter des "aspects programmatiques d'un accord de gouvernement", moins prioritaires en regard de la situation financière de la Région. "Un accord de gouvernement qui ne reposerait pas sur un accord de budget reviendrait à bâtir un château sur du sable", a-t-il commenté en quittant la réunion lundi soir.
Les autres négociateurs ont souligné que les négociations budgétaires demeurent une priorité. Ils ont également insisté sur la nécessité de travailler au rétablissement de la confiance entre les différentes parties.

