Un groupe de maîtres-chiens pisteurs volontaires a procédé dimanche à des recherches à Balen (province d'Anvers) pour retrouver le corps de Heidi De Schepper, une jeune mère de famille disparue depuis 2010 et vraisemblablement assassinée. Plusieurs fouilles ont déjà eu lieu au cours des mois écoulés, notamment sur un terrain industriel à Balen, mais sans succès.
Des bénévoles avec des chiens pisteurs reprennent les recherches du corps de Heidi De Schepper à Balen
Les fouilles de ce dimanche ont été menées non pas à la demande des autorités judiciaires, mais de manière totalement autonome, a précisé le président de l'association Search And Rescue Dog Association, Patrick De Cock.
Agée de 26 ans à l’été 2010, Heidi De Schepper avait disparu sans laisser de traces. Sa disparition n'avait jamais fait l'objet d'un signalement. Ce n'est que l'année dernière qu'une enquête a été ouverte. Celle-ci s'est rapidement orientée vers la thèse de l'assassinat, bien que le corps de la victime n'ait jamais été retrouvé.
En février de cette année, trois suspects ont été arrêtés: le compagnon de Heidi De Schepper à l'époque, Nick M., et deux de ses connaissances, Michael D. et Nick G. Ce dernier a rapidement avoué avoir commis l'assassinat, selon lui sur ordre de Nick M. Le compagnon de la victime nie cependant cette accusation. La participation de Michael D. se limiterait de son côté à avoir aidé à enterrer le corps de la victime.
Les bénévoles n’ont pas le droit de creuser
Sur base des déclarations livrées par les suspects, plusieurs fouilles ont déjà été menées dans les environs de la Poeierstraat à Balen, sur un terrain industriel, à la demande du parquet d'Anvers. C'est là que les pisteurs volontaires sont retournés ce dimanche de leur propre initiative, avec quatre chiens.
"L'objectif est de passer à la vitesse supérieure", justifie Patrick De Cock. "Nous reviendrons autant que nécessaire afin d'être sûr d’avoir fouillé partout. Nous devons le faire pour les proches de Heidi De Schepper". Si leurs chiens découvrent un endroit suspect, les maîtres-chiens pisteurs doivent faire appel à la police fédérale. Ils n’ont en effet pas le droit de creuser ou fouiller dans le sol. "Ce dimanche, les chiens ont ainsi indiqué à un endroit qu’il faudrait y regarder de plus près", concluait De Cock.

