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La ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder

La ministre flamande de la Mobilité De Ridder isolée face à l'avenir de l'aéroport de Deurne

Annick De Ridder (N-VA), ministre flamande de la Mobilité, s'est trouvée isolée mercredi face à ses partenaires de coalition du CD&V et de Vooruit pour défendre l'avenir de l'aéroport régional d'Anvers. Interrogée au Parlement flamand, elle s'est dite persuadée qu'un nouveau patron permettrait à l'aéroport de rebondir. La question de l'aéroport déficitaire pourrait devenir une pomme de discorde au sein du gouvernement flamand puisque seule la N-VA continue de défendre farouchement la poursuite de sa subsidiation. Dans l'opposition, elle ne trouve de soutien que du Vlaams Belang.

Anne François Belga
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Une enquête publiée lundi par le quotidien De Standaard et VRT NWS a révélé que l'aéroport de Deurne serait au bord de la faillite sans les subsides à hauteur de plusieurs millions par an de la Région flamande. L'aéroport, confronté à des pertes en cascade et à une dette de 10 millions d'euros, reçoit quelque 65 euros par passager chaque année.

Outre la N-VA de la ministre Annick De Ridder, seul le Vlaams Belang voit encore un avenir pour cet aéroport régional, a fait apparaître un débat survenu ce mercredi au Parlement flamand. La ministre de la Mobilité a reconnu que l'aéroport était confronté à des problèmes financiers, mais elle a affirmé qu'il pouvait encore apporter une valeur ajoutée à l'économie anversoise et flamande.

De Ridder a invoqué les déclarations du nouveau CEO de l'aéroport, Nathan De Valck, dans la presse. Celui-ci a affirmé qu'il souhaitait rendre l'aéroport à nouveau rentable et moins dépendant des subsides. La ministre a évoqué les possibilités offertes par les drones, les activités militaires et une meilleure coopération avec les autres aéroports.

Mauvaise gouvernance

Les membres de l'opposition Jos D'Haese (PTB-PVDA) et Jasper Pillen (Open VLD) ont comparé l'aéroport à un "puits sans fond". Le député Groen Bogdan Vanden Berghe a mis en doute le redémarrage avec le nouveau CEO et a insisté pour que la Cour des comptes procède à un audit.

Quant aux partenaires de coalition de la N-VA au gouvernement flamand, Vooruit et le CD&V, ils ont également réitéré leurs vives critiques. "Nous n'y arriverons pas avec un nouveau CEO", a déclaré Kris Verduyckt, chef de file des socialistes. "On ne peut pas continuer ainsi", a ajouté Mien Van Olmen, députée CD&V. "Le but n'est tout de même pas de continuer à octroyer des subventions pour financer principalement des vols privés?", a-t-elle lancé. "Laisser des millions coincés dans une entreprise déficitaire est une mauvaise gouvernance". 

La ministre flamande de la Mobilité a souligné de son côté que "l'accord de coalition stipule que nous œuvrerons à une politique aérienne durable et tournée vers l'avenir, plus efficace et avec moins de soutien gouvernemental. L'accord de coalition ne prévoit pas de fermeture d'aéroports, ni de remise en cause de la collaboration avec notre partenaire actuel".

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