Les ministres des Sports de Flandre et de Fédération Wallonie-Bruxelles ont appelé mercredi à la rédaction d'un nouveau "code de conduite clair, transparent et largement soutenu" dans l'athlétisme belge de haut niveau, après avoir appris que les fédérations flamande et francophone se réuniront sous l'égide du COIB pour en discuter.
Les ministres des Sports réclament un code de conduite clair pour l’athlétisme belge
"Certains éléments n'ont pas été gérés de manière optimale. Les fédérations doivent le reconnaître et en tirer les enseignements nécessaires", indiquent Jacqueline Galant (MR) et Annick De Ridder (N-VA) dans un communiqué commun.
Après le fiasco des Mondiaux de Tokyo, et les révélations médiatiques sur le conflit entre la championne olympique Nafissatou Thiam et la fédération belge d'athlétisme, qui regroupe Atletiek Vlaanderen et la LBFA, les fédérations du nord et du sud vont se pencher sur cet épisode, et élaborer un nouveau "code de conduite".
"Ce qui s'est passé à Tokyo ne peut plus se reproduire"
Les ministres Jacqueline Galant et Annick De Ridder y voient une avancée positive, et demandent mercredi aux fédérations de "prendre des mesures concrètes pour rétablir la confiance". "Un nouveau départ s'impose", jugent-elles.
Les deux ministres ont leur idée de ce qui est nécessaire pour rétablir la confiance, justement: une "communication claire, réfléchie et transparente", ainsi qu'un nouveau code de conduite qui devra être "juridiquement solide et largement soutenu afin qu'il puisse être signé par chacun".
"Ce qui s'est passé à Tokyo et dans la préparation de ces championnats ne peut plus se reproduire", concluent-elles.
La ministre flamande Annick De Ridder a indiqué au parlement flamand qu'il n'était pas question de suspendre les subsides de son côté. Les montants sont spécifiquement affectés, il n'est donc pas possible qu'ils servent à une prime aux athlètes ayant signé le controversé code de conduite.
Côté francophone, la ministre Galant avait annoncé lundi suspendre la liquidation du solde de la subvention octroyée à la Ligue belge francophone d'Athlétisme (LBFA), le temps de vérifier que cet argent ne serve pas au paiement de la "prime de loyauté". Elle s'était dit "choquée" par l'existence de cette prime promise aux athlètes obéissants.
Nafissatou Thiam avait de son côté refusé de signer le "code de conduite", car il entrait en concurrence avec les accords passés avec ses propres sponsors. L'heptathlonienne a ensuite dénoncé des manœuvres de la fédération pour la sanctionner et l'empêcher de concourir dans les meilleures conditions à Tokyo, où elle a fini par abandonner.

