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Entre 80.000 et 140.000 manifestants à Bruxelles : la police a fait usage de gaz lacrymogènes et du canon à eau

Entre 80.000, selon la police, et 140.000 manifestants, selon le président du syndicat socialiste Thierry Bodson, ont participé mardi à la manifestation nationale dans la capitale. Des échauffourés ont éclatés en plusieurs endroits. Des actes de vandalisme ont été perpétrés contre le bâtiment de l'Office des étrangers et contre le siège de Vooruit. 

Eric Steffens Belga
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Le cortège s'est ébranlé vers 10h45 depuis la gare du Nord et se disloque dans le calme depuis 12h à la gare du Midi, où les manifestants regagnent leur train ou un des bus affrétés stationnés sur la petite ceinture.

Les trois syndicats et les organisations de la société civile (45 ont officiellement participé à la manifestation) se félicitent du succès de la mobilisation. "Il aura fallu plus de trois heures pour que les derniers trains en provenance de toute la Belgique arrivent à la gare du Nord d'où démarrait la manifestation", note la FGTB.

Les syndicats se concerteront sous peu pour organiser la suite du mouvement, avec un rendez-vous aux militants avant la fin de l'année, précise le syndicat socialiste.

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Echauffourées avec la police à la gare centrale

Des échauffourées ont éclaté aux abords de la gare de Bruxelles-Central. Peu après 14 h, de nombreux manifestants masqués se trouvaient encore sur la place de l’Europe, devant l’entrée principale de la gare. Certains d’entre eux ont lancé des projectiles et des bouteilles en verre sur la police.

Les forces de l’ordre ont de nouveau eu recours au canon à eau et ont tiré à plusieurs reprises des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants. Des affrontements physiques ont éclaté entre protestataires et policiers.

Un manifestant a fait chuter un policier en lui sautant dessus, pieds en avant. La police a ensuite procédé à de nouvelles charges, utilisant gaz lacrymogène et matraques pour évacuer la place de l’Europe, où le calme est revenu vers 14 h 25.

La majorité des manifestants ont ensuite pris la direction de la rue de l’Empereur, poursuivis par la police. Derrière eux, un cortège de dégradations mineures et de graffitis. Certains ont également utilisé des vélos partagés pour ériger des barricades.

Des affrontements entre manifestants masqués et les forces de l'ordre

Des manifestants masqués ont affronté les forces de l'ordre à hauteur du boulevard Pachéco à Bruxelles, en marge de la manifestation nationale. Des blessés étaient soignés sur place et la police a appréhendé quelques participants, a constaté l'agence Belga.

Du gaz lacrymogène a été utilisé. La situation était tendue mais aucune bagarre n'était observée. Plusieurs personnes ont été menottées et évacuées. La police était parvenue à isoler un groupe de fauteurs de trouble à hauteur d'un pont, sur le boulevard Pachéco. Quelques vitres du bâtiment Pachéco 44 ont volé en éclats. La police a à son tour été encerclée par un groupe d'une centaine de personnes qui appelaient à la "libération de leurs camarades."  

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La ministre Van Bossuyt condamne les dégradations du bâtiment de l’Office des Étrangers

En marge de la manifestation , des participants masqués ont commis des dégradations sur le bâtiment de l’Office des Étrangers, situé boulevard Pacheco. La ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), a vivement condamné ces actes de vandalisme.

Sur les images diffusées par la ministre elle-même sur les réseaux sociaux, on peut voir des manifestants vêtus de noir et masqués s’en prendre au bâtiment. Plusieurs vitres et la porte d’entrée en verre ont été brisées, et un objet incendiaire a été lancé dans le hall d’entrée. Les personnes présentes semblent toutefois ne pas avoir été blessées.

"L’agression et le vandalisme contre mes services n’ont rien à voir avec le droit de grève. C’est du jamais-vu", a réagi Anneleen Van Bossuyt. "Ceux qui s’en prennent à nos collaborateurs ou détruisent des bâtiments publics s’attaquent à notre société."  

Le siège de Vooruit également visé

Plus loin sur le parcours, le siège de Vooruit, boulevard de l'Empereur, a été tagué de différents slogans dont 'Vooruit, shame on you'. Des manifestants ont déposé devant la porte principale du bâtiment, que Vooruit partage avec le PS, une couronne de fleurs mortuaire avec une allusion aux plans de pension prévus par le gouvernement De Wever dont fait partie la formation socialiste flamande.

La manifestation nationale dégénère en émeute

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