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L'avocat Mathias De Daele

Procès de 32 narcotrafiquants : un premier avocat annonce une demande de récusation

Dans le procès de 32 narcotrafiquants qui se déroule au Justitia, à Haren, un premier avocat a annoncé qu'il allait introduire une demande de récusation visant le tribunal, après un incident qui a vu le président du tribunal faire expulser de la salle d'audience deux avocats de prévenus. L'information, annoncée par le journal Het Nieuwsblad, a été confirmée par l'avocat concerné, Me Mathias De Daele qui s'attend à ce que des confrères déposent également des demandes en récusation.

Eric Steffens Belga
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En début de journée, avocats et prévenus avaient déjà quitté la salle d'audience après que la parole avait été refusée à plusieurs avocats. Le président du tribunal avait précédemment rendu une décision stipulant que, pour des raisons de sécurité, les avocats ne pouvaient pas disposer des tables et prises électriques dans la salle d'audience.

Au début de l'audience de l'après-midi, maître Louis De Groote, avocat de Bastiaan Korner, a de nouveau souhaité prendre la parole, mais cela lui a encore été refusé. Lorsque l'avocat a insisté, le président du tribunal a ordonné aux policiers présents de le faire sortir de la salle d'audience. Un autre avocat a tenté de s'y opposer, mais a également été expulsé. En réaction, l'ensemble des avocats ont de nouveau quitté les lieux, qualifiant cet incident de scandaleux et sans précédent.

Selon Me Rieder, après le premier incident de jeudi matin et après concertation avec le bâtonnier Frank Judo, un accord avait été conclu pour que la défense puisse demander une suspension d'audience afin de consulter ses clients et de déposer ensuite une demande de récusation. Mais le président aurait unilatéralement rompu cet accord. "Le tribunal a montré qu'il ne se contente pas de ne pas écouter la défense, mais aussi qu'il n'a pas peur de recourir à la violence pour lui retirer la parole", a déclaré Me Rieder. 

Divergences d'opinion sur le déroulement de la procédure

"Il est clair qu'il existe de sérieuses divergences d'opinion sur le déroulement de la procédure et que le président a choisi de recourir à un moyen tout à fait exceptionnel", a pour sa part commenté le bâtonnier. "Il est très regrettable qu'une telle situation se produise, je ne me rappelle pas avoir déjà vu quelque chose de semblable. C'est particulièrement désolant pour l'État de droit que de telles scènes aient lieu. Le président dirige l'audience et la manière dont il exerce cette fonction relève en fin de compte de sa décision, mais c'est un instrument qui ne devrait être utilisé qu'en toute dernière instance."

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