Quelques heures après que le prince Laurent ait reconnu publiquement être le père biologique de Clément Vandenkerckhove, fils de Wendy Van Wanten, la chaîne privée flamande VTM a diffusé mardi soir le premier volet du documentaire "Clement, fils de". Dans ce programme, la chanteuse se confie pour la première fois avec franchise sur sa longue et secrète relation avec le prince.
Dans un documentaire, Wendy Van Wanten se livre pour la première fois sur sa relation secrète avec le prince Laurent
Le documentaire est divisé en deux parties. Dans le premier volet, Wendy Van Wanten – de son vrai nom Iris Vandenkerckhove – est la figure centrale. La plupart des gens connaissent Van Wanten comme chanteuse, mais elle a également brillé en tant que mannequin dans les années 1990. "Ma carrière de mannequin m’a conduite en janvier 1995 au défilé de Gerald Watelet à Paris", raconte-t-elle. "J’avais parcouru le monde pour réaliser des catalogues, mais cette fois, j’ai eu la chance d’assister à son défilé en tant qu’invitée." Une équipe de tournage la suivait de près.
C’est à ce moment-là que Wendy Van Wanten a rencontré pour la première fois le prince Laurent.
1. La première rencontre
"Soudain, j’ai senti une petite poussée dans mon dos de la part du réalisateur, qui m’a dit de me rendre à l’entrée. Le prince Laurent était là. Il m’avait remarquée et avait demandé de pouvoir faire ma connaissance. “Allez-y”, m’a dit mon manager Danny De Waele, 'c’est bon pour l’image.'"
À ce moment-là, Van Wanten déclare qu’elle ne savait pas grand-chose sur le prince. "Il n’était pas encore très populaire."
Pour autant, elle décrit cette première rencontre comme impressionnante : "On ne rencontre pas un prince tous les jours. Cela me donnait des frissons. Il avait une présence, on ne pouvait pas le rater. C’était un homme imposant."
Selon Van Wanten, le prince s’intéressait beaucoup à ce qu’elle faisait. "À ce moment-là, je venais de sortir mon CD Blijf nog een nacht. “Vous pouvez m’envoyer un CD”, m’a-t-il demandé." Et il ne s’est pas arrêté là : Laurent a invité Van Wanten et son entourage à dîner en ville. "Tout à coup, je me suis retrouvée dans la voiture du prince Laurent, à rouler sur les Champs-Élysées."
Le courant est passé immédiatement entre eux deux : le prince, tout comme la chanteuse, connaissait beaucoup de choses en musique, il était "poli et attentif", et ils "se comprenaient bien". "À un moment, j’ai dit que je devais aller faire pipi. Il a trouvé ça hilarant, personne ne lui avait jamais dit ça en sa présence. “Désolée, mais il faut y aller”, ai-je dit."
Finalement, Laurent a écrit son numéro de téléphone sur une serviette : "Tu promets de m’appeler." Le début d’un "bon contact" qui, selon Van Wanten, a duré "environ sept ans".
2. Un lien sincère
Wandy Van Wanten ne tourne pas autour du pot : elle était amoureuse du prince. "Amoureuse et dépendante."
Pour autant, leur relation a commencé de manière plutôt "sof". "Nous faisions des sorties pour aller dîner ou au cinéma. C’est là que nous nous sommes tenus la main pour la première fois. Cela semblait tout à fait normal, quelque chose qui arrive quand on se rapproche de quelqu’un. Ensuite, il était trop tard pour que je rentre chez moi, et il allait de soi que je reste chez lui."
Le couple trouvait de l’affection l’un auprès de l’autre, comme elle le confie dans le documentaire. "Quand j’étais là-bas, le monde semblait s’arrêter. J’avais une carrière très chargée de chanteuse et je me produisais partout. Souvent, après un concert, je me rendais encore à Tervuren (à sa résidence, la Villa Clémentine, ndlr). C’était une période difficile, mais là-bas je retrouvais le calme. C’était très étrange. C’était quelque chose qui m’appartenait, quelque chose de spécial et qui ne devait pas être révélé. Je me sentais en sécurité auprès de lui."
À son tour, elle apportait également le soutien nécessaire à Laurent. « Il m’appelait souvent : “Tu viens ? J’aimerais discuter un peu, j’ai besoin de toi.” Je me disais : “C’est mon rôle.” J’étais réconfortée par lui, et lui aussi avait besoin de chaleur et de tendresse. Je pense que je lui ai apporté cela, sinon les choses n’en seraient pas arrivées là. »
Prendre des glaces sur la place du Sablon à Bruxelles, faire des promenades en forêt, Laurent qui préparait lui-même des spaghetti pour elle : ils ressemblaient à un couple normal. "Mais au fond de moi, j’ai toujours su : cela ne peut pas durer. Je n’avais pas grandi dans son monde, j’avais ma carrière, j’étais Wendy Van Wanten. J’étais consciente que c’était un conte de fées temporaire."
3. Le carjacking manqué à la Villa Clémentine
En octobre 1997, un incident survint : Wendy Van Wanten fut victime d’un carjacking manqué devant la Villa Clémentine. "J’ai vu dans mon rétroviseur qu’une voiture s’était arrêtée et que trois hommes armés en descendaient. Par réflexe, j’ai vite verrouillé la voiture, j’ai fait marche arrière et je suis partie." Ce fut une expérience traumatisante pour la chanteuse, qui voulait rejoindre Laurent ce soir-là après un concert. "Était-ce un avertissement que je n’avais rien à faire là ? Je ne le sais pas."
Il fallut un certain temps avant que Van Wanten et le prince ne reprennent contact. "Il m’a rappelée et m'a dit : 'Il faudrait qu’on se voie.' J’ai répondu que j’avais peur, que je n’osais plus." Finalement, ils se sont retrouvés au restaurant et la relation a repris. "Il m’a alors donné un petit dispositif pour ouvrir le portail moi-même. Avec ça, je me sentais plus en sécurité."
4. Une grossesse inattendue
C’est vers la fin de 1999 ou au début de 2000 que Wandy Van Wanten a découvert qu’elle était enceinte de Clément. "C’était un peu inattendu, à mon âge avancé. Je n’avais jamais utilisé de contraception, et le papa le savait aussi. “Comment vais-je faire ?”, me demandais-je."
Selon Van Wanten, il n’y a jamais eu le moindre doute sur l’identité du père. "Je suis quelqu’un de très fidèle. Il n’y avait personne d’autre, et cela ne pouvait pas venir du Saint-Esprit. Mais oui, j’étais heureuse." Le prince Laurent a d’abord réagi "un peu silencieusement", mais il n’a jamais dit que cela n’était pas envisageable ni qu’il ne voulait plus me voir". "Clément est né de l’amour, il n’était certainement pas non désiré." Pendant sa grossesse, les Wendy et Laurent ont aussi vécu de beaux moments, se souvient-elle. "Il caressait souvent mon ventre. C’était un moment de joie, un miracle, nous en profitions tous les deux et nous y allions à fond. Il était entièrement impliqué pendant ma grossesse."
Le documentaire montre que le prince Laurent a assisté aux échographies de bébé Clément, qu’il a choisi la chambre avec Van Wanten, qu’il a acheté un grand ours en peluche pour son fils et que le petit Clément a fait ses premiers pas dans le jardin de la Villa Clémentine.
Van Wanten admet également que son fils doit son nom au domaine du prince à Tervuren. "C’est moi qui ai choisi son prénom. Cela s’imposait, en raison du lien. Je n’avais pas besoin de chercher loin. Le prince n’a jamais eu de problème avec ça".
Je veux que ça soit derrière moi. Je veux juste pouvoir aller boire une bière avec mon papa.
Clément Vandenkerckhove
5. La décision de s’occuper seule de Clément
Pour autant, Wendy Van Wanten prend rapidement la décision de se charger seule de l’éducation de Clément. Laurent montrait selon elle "de l’intérêt", mais il restait parfois en retrait, ce qu’elle comprend aujourd’hui parfaitement. "Il ne savait pas très bien comment tout cela devait se passer, c’était aussi une période difficile pour lui. Il était encore en train de chercher sa voie."
"À un moment donné, j’ai dit que cela ne pouvait pas continuer ainsi, ni pour lui ni pour moi. Il aurait dû bénéficier d’une dotation et se marier. J’ai alors affirmé avec conviction que j’allais m’occuper seule de Clément. Ensuite, j’ai assumé mes responsabilités de mère et cherché du soutien autour de moi. Et je l’ai trouvé."
Le 16 août 2000, Clément est né. Le jour même, Van Wanten a informé le prince. « "Je suis content que tout se soit bien passé, mais reste très discret à ce sujet.", lui a-t-il dit. "Et c’est ce que j’ai fait."
"Comment était mon père avec moi ?", demande Clément dans le documentaire. "Il appréciait ces moments avec nous. Il prenait des photos et aimait te voir arriver, mais il n’y avait rien de plus à ce moment-là. Il construisait sa vie et prenait d’autres directions – mais ce n’était pas parce qu’il ne t’aimait pas", répond Van Wanten.
Clément intervient peu dans cette première partie du documentaire. Son témoignage sera probablement réservé au deuxième volet.
Pourquoi a-t-il déclenché le débat avec ce documentaire. "Je vais avoir 25 ans. Je veux pouvoir mettre fin à toutes ces spéculations et vivre normalement, sans être sans cesse interrogé avec des questions du type : “Sais-tu qui est ton père ?” ou “Est-il déjà mort ?” Je veux que ça soit derrière moi. Je veux juste pouvoir aller boire une bière avec mon papa", explique-t-il.

