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Pas de "fraude massive" au concours d'entrée en médecine en Flandre, conclut Zuhal Demir après enquête

La ministre flamande de l’Enseignement a indiqué ce mercredi qu'"aucune fraude massive" n'a été constatée lors de l'examen d'entrée en médecine, organisé début juillet. Seul un "nombre limité" de candidats semble avoir triché et ils seront entendus par le commission d’examen. Par conséquent, Zuhal Demir ne voit pas la nécessité d'organiser un nouvel examen d'entrée. Cependant, selon les informations obtenues par VRT NWS, entre 20 et 30 participants auraient fraudé. "Les tricheurs ont été identifiés et d'autres seront admis" à l’entrée aux études, précise la ministre.

Anne François Belga
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Le scandale s'était installé la semaine dernière, quand la presse flamande avait relayé les inquiétudes de nombreux jeunes souhaitant débuter des études de médecine en Flandre, selon lesquels il était facile de tricher lors de l'examen d'entrée du 2 juillet dernier. Dans ce concours, il faut être classé en ordre utile pour pouvoir entamer les études menant au diplôme de médecin. À la différence de l'épreuve centralisée, sur papier, qui est organisée par la Fédération Wallonie-Bruxelles, l'épreuve néerlandophone se fait sur ordinateur, un même jour mais dans différents lieux.

La commission en charge de l'organisation et du suivi de l'examen flamand a reconnu qu'il avait été possible, dans certains de ces lieux de test, d'ouvrir d'autres fenêtres sur l'écran d'ordinateur. Quelques candidats ont d'ailleurs été surpris en train d'utiliser un outil d'intelligence artificielle. Entretemps, le président de la "commission d’examen" a démissionné.

Une étude approfondie

La ministre flamande compétente avait promis une enquête approfondie. Pour celle-ci, les données d'examen ont été analysées de manière anonyme à l'aide d'un modèle d'intelligence artificielle (IA). Des échantillons aléatoires ont également été prélevés sur les appareils d'examen, et le niveau de difficulté a été analysé.

Les résultats des vérifications qu'elle a demandés à son administration ont été transmis à la commission d'examen, qui a publié ce mercredi son rapport, communiquait immédiatement Zuhal Demir. Il en ressort qu'il n'y a "pas d'indications de fraude massive", indiquait-elle. "Mais le fait que la fraude ait été possible est scandaleux, et le système est en cours de refonte. Les participants qui, selon notre enquête, n'ont pas agi correctement devront comparaître devant le jury d'examen. C'est lui qui prendra la décision finale d'exclusion", a déclaré Demir.

C'est aussi la commission d’examen qui va décider, "bientôt", comment repêcher des candidats lésés par des tricheurs, précisait Zuhal Demir. Vingt-huit candidats s’étaient d’ailleurs tournés vers la justice pour faire examiner s’il y a bel et bien eu fraude avec l’aide de ChatGPT. Selon les informations de VRT NWS, il y aurait entre 20 et 30 fraudeurs. Et, fait remarquable, l'un d'entre eux aurait porté plainte aujourd'hui.

"Pas de nouvel examen cette année"

Zuhal Demir ne juge pas nécessaire d'organiser une nouvelle édition du concours d’entrée en médecine pour cette année, précise-t-elle par communiqué ce mercredi, indiquant qu’un nombre limité de fraudeurs ont été identifiés. Les candidats qui ont raté de peu leur accès aux études, dépassés par des fraudeurs, "seront repêchés", indique Demir. Il s’agirait de 30 à 40 candidats. "Je comprends l'agitation", a ajouté la ministre. "Le fait qu'il soit théoriquement possible de commettre une fraude est inacceptable et doit être rendu impossible à l'avenir".

Entretemps, un procès a débuté ce mercredi à Bruxelles au sujet de la fraude éventuelle, à l’initiative de 28 candidats plaignants. Ces derniers réclament une enquête indépendante. Le juge décidera jeudi si elle est nécessaire. L’avocat des plaignants, Christophe Vangeel, demande que des experts se penchent sur le dossier.

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