Face à la polémique qui enfle en Flandre, celle d'une rumeur de tricherie à grande échelle à l'examen d'entrée pour les études de médecine, la ministre en charge de l'Enseignement, Zuhal Demir (N-VA), va finalement faire examiner tous les ordinateurs qui ont servi à passer l'épreuve. Pour éviter de tels problèmes à l'avenir, elle envisage d'ailleurs un retour au papier et à une épreuve centralisée, comme c'est le cas en Fédération Wallonie-Bruxelles.
La ministre Demir ordonne une enquête sur l’utilisation de ChatGPT lors de l’examen d’entrée en médecine
La ministre flamande de l’Enseignement, Zuhal Demir (N-VA), souhaite dans les prochains jours avoir une vision claire de l’ampleur de la fraude lors de l’examen d’entrée en médecine. Elle a donné instruction à l’administration de l’enseignement d’analyser chaque examen afin de déterminer si des candidats ont triché.
Zuhal Demir envisage même, pour l’examen de l’année prochaine, un retour à l’examen sur papier. "Tout ce qui peut être vérifié le sera", a déclaré la ministre dans Het Laatste Nieuws. Son cabinet précise que des spécialistes informatiques externes sont également impliqués dans cette enquête. La ministre accélère donc le processus et ne se contente pas d’attendre les conclusions de la commission d’examen.
Dans les prochains jours, l’ampleur complète de la fraude devrait être connue. "L’objectif est de pouvoir déterminer rapidement pour chaque candidat s’il a fraudé ou s’il existe au moins des indices en ce sens", indique son porte-parole.
Des superviseurs sceptiques
Hier, le doyen de la faculté de médecine de la KU Leuven a estimé qu’une fraude à grande échelle était improbable. "Il ne s’agit pas d’un simple clic. Les surveillants l’auraient vu", a-t-il expliqué. Lors de l’examen, trois candidats ont été pris en flagrant délit.
Des sanctions à venir ?
Les cas de fraude seront sanctionnés, mais la ministre n’a pas encore communiqué sur la nature exacte des mesures envisagées. Plusieurs pistes sont actuellement à l’étude.
Il devrait ainsi y avoir davantage de clarté sur l'éventuelle utilisation, répandue selon certains, d'outils d'intelligence artificielle comme ChatGPT durant l'épreuve. "On tirera des conclusions quand les résultats de l'enquête seront là", précise la ministre, qui les attend dans les prochains jours. "Il est choquant d'apprendre qu'internet a pu être consulté durant l'examen".
Le président de la commission en charge de l'organisation de l'examen avait reconnu cette semaine qu'il avait été possible, à plusieurs endroits, d'ouvrir d'autres fenêtres que celle de l'examen sur les ordinateurs utilisés. Les plaintes de candidats-étudiants non-retenus, affirmant que d'autres ont utilisé ChatGPT, se sont multipliées.
"Si c'est nécessaire, on analysera tous les examens", indique la ministre au Laatste Nieuws, ajoutant que ceux qui ont triché seront retirés du classement.

