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Hans Van Themsche lors de son procès

Hans Van Themsche en liberté conditionnelle, pour un traitement intensif en institution fermée

Le tribunal de l'application des peines de Gand (Flandre orientale) a décidé lundi de remettre en liberté conditionnelle Hans Van Themsche (37 ans), qui avait abattu en 2006 à Anvers une enfant de 2 ans et sa nounou d’origine malienne - un meurtre à motif raciste pour lequel il a été condamné à vie. Il avait également grièvement blessé une femme turque, qui a survécu. Van Themsche sera toutefois immédiatement admis dans une section fermée d'une institution spécialisée pour un traitement intensif.

Anne François Belga
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L'an dernier, Hans Van Themsche avait déjà pu sortir de prison pour un entretien d'admission dans une institution psychiatrique. Le tribunal correctionnel de Gand décide à présent de lui accorder une libération conditionnelle, en déclarant notamment qu'il est motivé et "disposé à suivre les conseils de l'institution". En détention, Van Themsche a également reçu des conseils d'un psychologue pendant plusieurs années.

"Les rapports montrent que l'intéressé a pris ses distances par rapport à la pensée radicale et raciste. Il a une vision plus nuancée de la société et ne pense plus en termes de 'nous et eux'", a déclaré le tribunal.

Hans Van Themsche avait demandé à plusieurs reprises au tribunal d'application des peines d'être admis dans un établissement psychiatrique fermé. Cela fait déjà dix ans qu'il a la possibilité de demander cet aménagement, mais il a indiqué avoir attendu notamment car il s'agirait d'une évolution difficile pour les proches de ses victimes.

Vers une réinsertion dans la société ?

Les spécialistes ont estimé que l’Anversois devait recevoir un traitement intensif. Il a une personnalité narcissique, de la claustrophobie et un trouble du spectre autistique. Il restera en institution fermée aussi longtemps que nécessaire. Sa réinsertion dans la société pourra ensuite être envisagée.

Une des conditions de sa libération est qu’il ne peut se rendre en région anversoise, où il a commis les faits il y a 19 ans. Il n’a pas le droit non plus d’être actif sur les réseaux sociaux, ni de consommer de l’alcool ou des stupéfiants. Il doit s’en tenir aux médicaments qui lui sont prescrits.

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