Dix-huit ans après son raid meurtrier à motivation raciste à Anvers - au cours duquel il avait tué la petite Luna Drowart (2 ans) et sa jeune gardienne Oulematou Niangadou, originaire du Mali - , Hans Van Themsche (36 ans) a été autorisé à sortir de la prison d'Audenarde pour la première fois la semaine dernière. Il demande depuis un certain temps à pouvoir être placé sous surveillance électronique ou intégrer une institution psychiatrique.
Pour la première fois depuis 2006, Hans Van Themsche est sorti brièvement de prison
Hans Van Themsche a pu sortir de prison pour un entretien d'admission dans une institution psychiatrique, dont l’implantation géographique n’a pas été révélée. Il est ensuite retourné en cellule et attend désormais de savoir s'il pourra s'y installer.
Van Themsche avait demandé à plusieurs reprises au tribunal d'application des peines d'être admis dans un établissement psychiatrique fermé. Cela fait déjà dix ans qu'il a la possibilité de demander cet aménagement, mais il a indiqué avoir attendu notamment parce qu’il s'agirait d'une évolution difficile à supporter pour les proches de ses victimes.
Son admission dans une institution marquerait l’étape suivante de sa réintégration dans la société. Laurence van Brée (photo), la mère de la petite Luna, a été informée de l'autorisation de sortie de Van Themsche. Au début de cette année, elle avait déclaré qu’elle ne s’opposerait pas à une libération anticipée ou une admission dans une institution psychiatrique du meurtrier de sa fille.
"Je l’ai rencontré, il sait que ce qu’il a fait est mal. Mais d’après moi, il a agit dans un moment de folie. Je ne plaide pas en faveur de sa libération, mais je ne m’y opposerai pas non plus", avait déclaré la mère d’une des victimes. Laurence van Brée a déjà rencontré deux fois Hans Van Themse en prison. Une démarche hors du commun, qui a donné lieu à un documentaire. Elle estime en outre qu’il était partiellement victime de la société à 18 ans, lorsqu’il a commis les faits irréparables.
"Sa mère savait depuis longtemps qu’il était différent des autres et qu’il en éprouvait des difficultés. Il n’a pas trouvé sa place à l’école, ni dans la société", expliquait van Brée lors d’une interview dans 'De afspraak' (VRT) en janvier dernier. "Du documentaire qui a été réalisé sur notre rencontre" - pour la série 'True Crime Belgium' diffusée sur Play 4 et Streamz - "j’ai appris qu’il buvait et se droguait depuis son jeune âge. Lorsque le cerveau est encore en plein développement, cela peut mener à des psychoses".
