L'enquête a démontré une intention malveillante comme cause de l'incendie dans le parc national de la Haute Campine à Maasmechelen jeudi. C’est ce qu’a confirmé lundi le parquet du Limbourg. Une surface de 50 hectares de landes et autres zones naturelles a brûlé jeudi soir dans le parc national de la Haute Campine (Hoge Kempen), situé sur les communes de Maasmechelen et As (Limbourg). Le feu, qui a démarré jeudi vers 21h00, a été circonscrit vendredi vers 02h00.
L'incendie dans le Parc national de la Haute Campine était d'origine criminelle : 4 foyers d'incendie découverts
"Les premiers constats d'experts démontrent l'existence de quatre foyers et d'une intention malveillante. L'enquête se poursuit pour identifier un ou plusieurs suspects", a fait savoir la porte-parole du parquet limbourgeois.
Un appel à témoin
La police de Lanaken-Maasmechelen et le parquet du Limbourg lancent un appel à témoins.
"Les personnes qui se promenaient jeudi soir vers 20h dans la Mechelse Heide et qui ont remarqué quelque chose de suspect peuvent certainement se manifester", a déclaré Anna Degraen, porte-parole du parquet du Limbourg. Il est frappant de constater que l’incendie s’est déclaré dans une zone interdite aux cyclistes et aux promeneurs.
"Cela a donc dû paraître d’autant plus suspect s’il y avait eu des mouvements inhabituels."
Impact important pour la faune
Environ 50 hectares de bruyère sont donc partis en fumée. Selon les gardes forestiers, la nature finira par se rétablir, mais l’impact sur la faune est important. Les plus grands mammifères sentent l’odeur du feu et peuvent s’enfuir. Mais les reptiles et les oiseaux qui ont un nid au sol en cette période n’ont probablement pas survécu à l’incendie.
Code rouge
Le code rouge est toujours d’application en province du Limbourg, en raison d’une longue période de sécheresse. Cela signifie que le risque d’incendie dans les zones naturelles reste élevé. La situation sera évaluée aujourd’hui, en tenant compte de la pluie tombée ce week-end.
"Nous pourrons donner une mise à jour à ce sujet demain", indique Jeroen Denaeghel de l’Agence pour la Nature et la Forêt.

