La cour d'assises du Limbourg a condamné jeudi sept personnes reconnues coupables de l'enlèvement et la séquestration d'un garçon de 13 ans originaire de Genk, à des peines allant de 15 à 29 ans de prison. Il y a exactement 5 ans, le jeune adolescent était enlevé en pleine nuit dans la maison familiale et ensuite retenu pendant 42 jours. Ses ravisseurs réclamaient une rançon de 5 millions d’euros à ses parents. Le procès avait débuté le 22 avril. L’un des huit prévenus a été acquitté.
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Une peine de 29 ans de prison a été prononcée à l'encontre du suspect principal Khalid Bouloudo, mais aussi d’Abderrahman Laktit et de Gulhan Yildirim. Mohamed Laktit a été condamné à 25 ans de prison, tout comme Yousef Ahkim. Omar Loukili écope de 20 ans d'emprisonnement et Yassine Laktit de 15 ans. L'arrestation immédiate de Mohamed Laktit, Abderrahman Laktit et Gulhan Yildirim, jugés par défaut, a été ordonnée, par crainte qu'ils n'échappent à leur peine alors qu'ils n'ont pas comparu à leur procès.
Outre l'enlèvement de Renan, le garçon de 13 ans, les trois frères Laktit - Mohamed, Abderrahman et Yassine - avaient également été reconnus coupable de l'enlèvement et la torture d'un homme âgé de 37 ans, originaire de Temse, commis entre le 12 et le 17 février 2020. L'adolescent avait, lui, été enlevé le 21 avril 2020 par quatre faux policiers armés et masqués, alors qu'il se trouvait dans le domicile familial à Genk (Limbourg). Il a ensuite été séquestré jusqu'au 1er juin.
Le ministère public avait requis quatre condamnations à la réclusion à perpétuité et trois peines de 30 ans de prison. Le jury et la cour ont cependant considéré que des circonstances atténuantes permettaient d'infliger des peines moins sévères. Ainsi, le sentiment naissant de culpabilité de Khalid Bouloudo et ses aveux durant le procès ont été pris en compte pour le condamner à 29 ans de prison et non la réclusion à perpétuité.
Ces mêmes éléments ont également pesé dans la balance pour Omar Loukili, condamné à 20 ans d'emprisonnement. De nationalité néerlandaise, il devra certainement purger sa peine aux Pays-Bas, où un autre système d'exécution des peines est d'application. Il restera vraisemblablement détenu pendant 18 ans.
Les trois accusés qui comparaissaient par défaut ont aussi bénéficié d'une peine moins sévère que le maximum qui pouvait être infligé, soit la perpétuité. "Il est notable que des circonstances atténuantes soient retenues pour des personnes jugées par défaut mais au final, c'est le jury qui a raison", a réagi l'avocat qui représente le jeune enlevé et ses parents, Me Philip Daeninck. Les parties civiles n'ont néanmoins pas pu dissimuler leur déception dans la salle d'audience à l'énoncé du verdict.
Pour ces trois accusés - Mohamed Laktit, Abderrahman Laktit et Gulhan Yildirim -, l'absence de condamnations criminelles antérieures a été prise en compte. Les capacités intellectuelles limitées de Yassine Laktit ont pour leur part atténué la peine infligée tandis que la situation familiale et éducative difficile de Yousef Ahkim ont poussé le jury et la cour à la clémence.

