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Khalid Bouloudo, un des accusés

Le procès des auteurs présumés du kidnapping d’un adolescent limbourgeois, retenu 42 jours, débute ce mardi

Devant la cour d'assises de Tongres s'ouvre ce mardi le procès des auteurs présumés de l'un des kidnappings les plus longs jamais survenus dans notre pays. Il y a exactement cinq ans, un garçon de 13 ans avait été enlevé en pleine nuit dans la maison familiale à Genk (Limbourg). Les ravisseurs avaient exigé une rançon de cinq millions d’euros à ses parents. Quarante-deux jours plus tard, le garçon est rentré chez lui à pied, physiquement indemne. Khalil Bouloudo (50 ans), son frère Aziz et six autres accusés seront jugés dès ce mardi aux assises de Tongres.

Eric Steffens Belga
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Les forces de police sont particulièrement vigilantes à l'entame du procès en raison du lien entre plusieurs accusés et les milieux islamistes extrémistes. Abderrahman L. et Gulhan Y. seront jugés par défaut, les deux hommes ayant disparu sans laisser de traces. Gulhan Y. aurait dû se présenter à la prison vendredi dernier. Seules six personnes prendront donc place sur le banc des accusés.

Le matin du 21 avril 2020, quatre hommes masqués et armés ont fait irruption dans la maison du garçon à Genk. Ils demandaient une rançon d'un million d'euros à la famille. Celle-ci a effectué deux versements successifs de 300.000 euros environ. Les proches ont également fourni 30.000 euros en espèces ainsi que de l'or et des bijoux aux ravisseurs.

Le 1er juin 2020, la victime est libérée et arrive à pied chez ses parents à un peu plus de minuit. Il a perdu environ 6 kilos mais est en bonne santé physique. Pendant sa détention, l'adolescent a été logé à trois endroits différents, d'où il n'était pas autorisé à sortir.

La famille a reçu deux preuves de vie, dont une photo polaroïd de l'enfant attaché à un lit sans vêtements et un enregistrement sonore de sa voix. Plus tard, il racontera que ses ravisseurs ne l'ont jamais frappé et lui ont toujours donné à manger quand il le demandait, "même si ce n'était pas très sain".

Les ravisseurs ont des liens avec les milieux islamistes extrémistes

Environ une heure après la libération du garçon, les unités spéciales de la police fédérale entre en action. Des perquisitions ont lieu à plusieurs endroits à Anvers et dans le Limbourg. Les policiers retrouvent des bijoux, des lingots d'or et des billets de banque qui font partie de la rançon versée. Ils arrêtent également sept suspects. Parmi eux figurent des noms connus des autorités.

Le nom le plus connu est celui de Khalid Bouloudo, habitant de Maaseiken et extrémiste musulman. Il a déjà été condamné par le passé et était connu comme un recruteur djihadiste qui aurait envoyé des jeunes combattre en Syrie. Par l'intermédiaire de son "Groupe de Maaseik", il aurait eu des liens avec le GICM, le Groupe islamique combattant marocain lié, entre autres, à l'attentat de Madrid du 11 mars 2004 qui a fait 193 morts et environ 2 000 blessés.

Les frères anversois Mohamed L. (41 ans), Abderrahman L. (31 ans) et Yassine L. (29 ans) ont été inculpés pour un autre enlèvement. En février 2020, ils avaient déjà enlevé et agressé un homme de 37 ans. Cet enlèvement sur le territoire d'Anvers et d'Anderlecht avait duré cinq jours, du 12 au 17 février 2020. L'homme kidnappé avait été grièvement blessé.

Quelque 70 témoins sont attendus durant le procès présidé par Jo Daenen. Le ministère public est représenté par Cedric Stuyck et Björn Backx.

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Archives : le reportage au JT de la VRT sur la libération du garçon le 1er juin 2020

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