La tradition et le savoir-faire du chocolat belge sont désormais inscrits à l'inventaire du Patrimoine culturel immatériel de la Région de Bruxelles-Capitale, annoncent ce mardi les autorités politiques de la Région, de la ville de Bruxelles et les professionnels du secteur. La Flandre et la Wallonie suivront-elles le mouvement, pour pouvoir introduire le dossier auprès de l’Unesco ?
La Région bruxelloise inscrit le chocolat belge à son Patrimoine culturel immatériel
Le chocolat et la tradition belge qui y est liée deviennent ainsi le 22e élément constitutif de l'identité, du folklore et de la culture bruxellois. Bruxelles est la première des trois Régions du pays à prendre cette initiative. Etape nécessaire, mais non suffisante, pour pouvoir introduire un dossier auprès de l'UNESCO. Pour cela il faudra que la Flandre et la Wallonie suivent l’exemple de la Région Capitale. Une démarche que Bruxelles appelle de ses vœux.
Le chocolat fait partie intégrante de la tradition dans notre pays. Un Belge en consomme en moyenne 7 kilos par an, comme l'a rappelé An Persoons, Secrétaire d'Etat bruxelloise au Patrimoine et au Commerce extérieur. Bruxelles est, par ailleurs, le berceau de la praline et du ballotin, crées par les époux Neuhaus, précisait Anaïs Maes, échevine de la ville de Bruxelles, à la presse réunie dans les galeries St Hubert où sont installés plusieurs de nos artisans chocolatiers.
"Plus de 200 boutiques proposent du chocolat". Politiques et artisans veulent tous que le secteur continue à avancer sur trois axes. "Il est important de pouvoir attirer des talents", déclare Philippe de Selliers, président du comité directeur de Beyond Chocolate, l'initiative visant à rendre le chocolat belge durable. "On est en permanence à la recherche de personnel qualifié pour un secteur qui représente 8 milliards de chiffre d'affaires par an, dont 5,5 milliards à l'exportation".
"Deuxièmement, il faut continuer à innover pour rester ce que nous sommes : les meilleurs". Et, enfin, il faut se préoccuper de durabilité, assure Philippe de Selliers. "Notre but est d'être à 100% durable". Des objectifs que la reconnaissance d'aujourd'hui devrait soutenir.

