Le chasseur de mines de l’armée belge a quitté la base navale de Zeebrugge (Flandre occidentale) ce lundi à destination de la mer Baltique, dans le cadre de l'opération Baltic Sentry de l'Otan. Le navire va rejoindre le Standing NATO Mine Countermeasures Group 1 (SNMCMG1), dont la Belgique a pris la tête en janvier dernier.
"La lutte contre les mines joue un rôle crucial dans la sécurité et l'ouverture des eaux internationales et des zones côtières. Dans des zones stratégiques, comme la mer Baltique et d'autres routes maritimes fortement fréquentées, les mines marines représentent une menace sérieuse tant pour les navires commerciaux que militaires", note la défense belge. "La détection, la neutralisation et la prévention des mines empêchent les forces ennemies de bloquer ou de perturber l'accès à ces zones."
Jusqu'à présent, le Standing NATO Mine Countermeasures Group 1 se composait de deux navires sous commandement belge: le navire néerlandais Luymes et le chasseur de mines allemand Dattel. La frégate belge Louise-Marie participe également à l'opération "Baltic Sentry" depuis février, mais au sein du Standing NATO Maritime Group 1 (SNMG1).
La mer Baltique est une zone d'importance stratégique pour l'Otan, notamment en raison de la présence de nombreux câbles sous-marins destinés aux télécommunications. Ces derniers sont régulièrement menacés par des navires soupçonnés d'être liés à la Russie. Le 25 décembre dernier, l'Eagle S, un pétrolier battant pavillon des îles Cook qui ferait partie de la "flotte fantôme", est soupçonné par la police finlandaise d'avoir saboté des câbles reliant la Finlande et l'Estonie.
La "flotte fantôme" est un terme qui désigne des navires souvent vieillissants, mal assurés et exploités sous pavillon étranger, accusés d'être utilisés par la Russie pour contourner les sanctions occidentales en transportant son pétrole sous embargo.

