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Une grande société diamantaire veut licencier 60% de ses travailleurs à Anvers

La société diamantaire américaine Laurelton Diamonds prévoit de licencier 26 de ses 42 travailleurs sur son site installé dans le quartier diamantaire d'Anvers. C’est ce qu’indique le syndicat chrétien ACV. La direction invoque la crise du secteur du diamant, causée par la concurrence des diamants synthétiques nettement moins chers et par la baisse de la demande venant des États-Unis et de la Chine.

Anne François Belga
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Laurelton Diamonds est une société qui trie les diamants et détermine quelles pierres conviennent à un bijou particulier. Elle emploie 42 personnes à Anvers. Elle fait partie de la marque de bijoux Tiffany and Co, qui est elle-même une filiale du groupe Louis Vuitton.

"La nouvelle d’intention de licenciement a frappé les employés de plein fouet", indiquait Yves Toutenel du syndicat chrétien. En 2018, la société diamantaire avait déjà procédé à une restructuration à Anvers. L'atelier de meulage avait été fermé et plus de 20 personnes avaient alors perdu leur emploi. Laurelton a maintenant l’intention de licencier à l’automne 18 ouvriers et 8 employés. Des négociations ont été entamées entre direction et syndicats.

La demande diminue, le diamant synthétique plait

Laurelton Diamonds explique la nécessité de licencier du personnel par la concurrence accrue des diamants synthétiques, qui sont beaucoup moins chers. "En plus de cela, la demande en diamants provenant de Chine et des Etats-Unis a beaucoup diminué. Ces deux pays étaient les plus gros clients de diamants anversois", explique Yves Toutenel du syndicat chrétien.

Les syndicats négocient avec la direction "pour éviter que des travailleurs avec une grande expérience ne soient mis trop rapidement à la porte. Il y a en effet des indications que la crise dans le secteur du diamant a atteint son point culminant et que le marché pourrait rebondir", concluait Toutenel.

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