Le front commun syndical de la société flamande de transports en commun De Lijn a déposé un préavis de grève pour la journée du 12 mars. Les organisations syndicales dénoncent des changements relatifs aux emplois du temps du personnel, dont le nombre de tranches horaires possibles sera réduit dans diverses régions de Flandre, ce qui aura un impact sur l'emploi et perturbera l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Les syndicats dénoncent en outre le fait que de nombreux kilomètres soient confiés à des exploitants privés.
Les syndicats de la société De Lijn veulent faire grève le 12 mars
Les syndicats soulignent le fait que les changements prévus dans la dernière phase du plan d’accessibilité de base "ont un impact considérable sur les chauffeurs". Ces derniers travaillent souvent "d’après un horaire fixe qui évolue d’heures tardives aux heures du matin".
"En raison du manque de chauffeurs en service du matin, il est difficile de mettre en œuvre pareil horaire. Les chauffeurs vont devoir faire plus souvent des services partagés (matin et soir), assurer des services du soir et travailler le samedi", précisent les syndicats.
Des heures de travail irrégulières
Les syndicats socialiste ACOD, chrétien ACV et libéral ACLVB soulignent également que les heures de travail irrégulières ont un impact important sur la vie sociale et la vie de famille des chauffeurs. Selon eux, il s’agit d’un aspect “qui est souvent oublié par les décideurs politiques".
Le front commun syndical dénonce le fait que les prestations de service ne se passent pas correctement, en raison d’une "combinaison de querelles politiques et d’une mauvaise gestion. Régulièrement, des services de bus et trams sont supprimés”. Etant donné que l’exercice doit rester neutre du point de vue budgétaire, De Lijn a été obligée de mener à bien "une réorganisation impossible". "Cette modification comporte une réduction de lignes pour des raisons budgétaires".
Les syndicats soulignent en outre que le métier de chauffeur de bus est en pénurie depuis des années, tant chez De Lijn que chez les sous-traitants. Selon eux, les modifications d’horaires ne vont pas améliorer la situation. "Il y a actuellement déjà des départs en masse de jeunes chauffeurs et de chauffeurs qui ne parviennent à exercer cet emploi que quelques années".
La fréquentation des véhicules De Lijn a augmenté de 4,5%
Les véhicules De Lijn ont transporté l'an dernier 373 millions de personnes, ce qui représente une hausse de 4,5% par rapport à 2023, indique ce mercredi la société flamande de transports publics, à l'occasion de la présentation de ses résultats annuels.
En 2024, De Lijn a procédé à la plus grande réorganisation de son réseau et la hausse de fréquentation prouve que les changements opérés ont porté leurs fruits, estime Ann Schoubs, directrice générale de De Lijn. Les adaptations ont permis de mieux répondre à la demande et rendre le réseau plus efficace en offrant une solution de transport public là où la demande était la plus grande, ajoute la responsable.
Elle a néanmoins reconnu que les modifications ont entraîné leur lot de réclamations au début de l'année écoulée. "Nous avons reçu beaucoup de plaintes en janvier, février et mars. Elles portaient essentiellement sur notre offre. Bon nombre de gens n'étaient pas satisfaits des changements réalisés. Finalement, tout est rentré dans l'ordre. Et ça ne veut pas dire que nous n'allons plus faire de changement du tout. Notre réseau n'est pas figé".

