Le gouvernement flamand a décidé ce vendredi que la société régionale de transports en commun De Lijn doit augmenter le prix moyen de ses tickets d'au moins 18,37%. La ministre flamande de la Mobilité Annick De Ridder explique cette hausse - que son gouvernement juge nécessaire - par le fait que De Lijn n’a pas indexé les prix de ses tickets pendant 3 ans, à la demande de la ministre précédente de la Mobilité, Lydia Peeters. Elle risquerait donc de se trouver en difficultés financières, indiquait De Ridder mercredi à la VRT.
La société De Lijn devra augmenter le prix de ses tickets d'au moins 18,37%
De Lijn bénéficie désormais d'une autonomie tarifaire, ce que l'exécutif régional promet depuis des années. Mais ce dernier conserve toutefois une marge de manœuvre. Dans ce cadre, il a décidé d'imposer que le prix moyen des tickets augmente d'au moins 18,37%, afin d'absorber l'indexation de ces trois dernières années.
A l'époque, il avait en effet été décidé par le gouvernement précédent que De Lijn n'indexerait pas les prix de ses tickets. Dans les années à venir, De Lijn devra veiller à ce que le prix de ses tickets suive l'indice de santé, avec un ajustement annuel des tarifs, indique le gouvernement de Matthias Diependaele.
Par ailleurs, l'abonnement pour les jeunes (18-24 ans) et les personnes âgées (+65 ans) ne pourra pas dépasser 60% du tarif normal, selon le gouvernement flamand qui continuera également à fixer les tarifs sociaux.
Ce dernier a enfin chargé De Lijn de préparer un ticket combiné avec d'autres formes de transport public, sans que cela entraîne des flux financiers avec les autres Régions (wallonne et bruxelloise) ou avec le niveau fédéral.

